Compte-rendu : séance Irancy

Aussitôt bu, aussitôt sur la toile, voici la séance Irancy chez Vertivingstone du 18 mars.

 

Chapitre 1 : ça a quel goût le césar d’abord ?

Domaine Sorin Coquard, Bourgogne, César, 2005

Assez peu aromatique, poussière, sensations boisées, amande amère. Attaque assez enrobée, Bouche tannique assez puissante. Acidité très marquée. Court. Moyen +

Quand on voit l’acidité présente sur un millésime assez solaire comme 2005…Ce premier essai permet de comprendre que finalement le premier souci du César cela semble être l’acquisition d’un niveau de maturité convenable.

 

Chapitre 2 : La série d’Irancy

Serge Bienvenue Irancy, « Les Mazelots » 2007

Nez de griotte macérée, bouche simple, léger tanin, acidité marquée et dissociée du vin. Moyen +

 

Clotilde Davenne, Irancy, 2006

Très aromatique, très floral, presque entêtant (lys) (un peu animal sur ma droite). Bouche mieux structurée que les précédents, légèrement perlant (léger gaz carbonique résiduel… d’où le côté aromatique) tanins assez fermes, l’acidité rallonge, tend des arômes de griotte. Bien +

 

Domaine Colinot, Irancy, Côte du Moutier 2006

Très coloré, moyennement aromatique, sensation de vin un peu fermé, dense, arômes de bois brulé, floral. Belle attaque fruitée. Tanin intense, trame serrée, persistant. Bien ++ /à revoir

 

Domaine Verret, Irancy, Palotte 2006

Nez à la fois boisé (vanille) et fruité. En bouche un joli fruit, assez dense, rond, (un peu de SR peut-être… à moins que ce ne soit simplement l’impression de sucrosité du fût). Le moelleux transforme l’acidité en « acidulé » de bonbon. Pas désagréable, Assez long. Bien ++/Très Bien

 

Eric Darles, Irancy, Boudardes 2004

Millésime ô combien délicat… et cela n’a pas raté. Poivron, terre, végétal, bouche dissociée, maigre… Au milieu d’autres millésimes ça ne passe pas. Il faudra regoûter la production du vigneron sur un millésime plus favorable.

 

Domaine Félix, Irancy Cuvée Saint Féréol 2005

Forte odeur de géranium, bouche simple, alcool, tanin vert. Et sur un millésime plutôt clément… Très médiocre. Et je prie mes adhérents de m’excuser de ce genre de sélection qui ne se reproduira plus car j’ai rayé les cavistes qui me l’avaient conseillé de mes listes.

 

William Charriat, Irancy 2005

Peu aromatique, légère sucrosité, petit tanin, acidité assez marquée, rétro olfaction de cerise. Convenable. Bien

 

William Charriat, Irancy, Mouroux, 2005

Un peu floral (animal encore sur ma droite). Bouche assez concentrée, tanin affirmé, très longue fin de bouche sur des notes très prononcées de cerise confite, rétro sur des notes de noyau de cerise. Très Bien.

 

William Charriat, Irancy, Palotte, 2005

Nez gourmand très aromatique de kirsch et autres guignolet. Bouche franche, croquante, gourmande, acidulée. Finale longue et rétro très persistante. Délicieux. Très Bien ++

 http://media.achat-ville.com/uploads/yonne/Produit/90/imp_photo_5554_1239609077.jpg

A la question : « Béh… pourquoi il n’y a pas Goisot et Richoux dans la série ? »… je répondrai… parce que !

 

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Ce soir Vertivingstone Irancy : place libre

Ce soir (18 mars) : il y a une place libre pour le Vertivingstone consacré au vignoble d’Irancy.

Adhérent : 8€/non adhérent 15€ : contactez moi si vous êtes intéressés.

http://www.blanc-sec.com/images/generic/shop/Etiquettes/Irancy_2007%20Ledroit.JPG

 

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compte-rendu : le vin et l’acidité.

Qui de l’homme ou de la chimie va remporter ce nouveau défi ? Notre analyse sensorielle est-elle aussi performante pour déceler l’acidité que l’analyse chimique? Tels sont les enjeux de cette nouvelle séance du groupe Salivertivin.

A noter un contexte de dégustation assez particulier puisque tous les membres du groupe (un petit effectif en ce 2 février avec 12 présents) ont pu s’attabler autour du même “support à crachoir” (comment appelle-t-on ces tables?). Contexte propice aux échanges très instructifs et débats assez engagés. Peut-être un peu moins pour une démarche empirique de dégustation (me dis-je au regard de mes notes moins fournies que d’habitude).

En échauffement, Romain nous a encore préparé quelques boissons avec adjonctions d’acide. C’est toutefois rassurant de le voir goûter ces breuvages avant nous! Il s’agit d’eau minérale mélangée avec de l’acide tartrique (celui qui forme les petits dépôts au fond des bouteilles de vins blancs) ou avec de l’acide malique (qui intervient au moment de la fermentation du vin).

N°1 –  Juliusspital – Silvaner Kabinett – Trocken Franken 2007, 13€40
Le premier nez développe des notes briochées avec un zest d’écorce d’orange puis à l’aération, on décèle des notes de fruits exotiques et de rose. La bouche présente un perlant très marqué et assez dérangeant. La finale d’une belle fraicheur réhausse l’ensemble. Assez bien.
5.75 grammes d’acidité.

N°2 – Spice Route – Afrique du Sud, 11€74
Nez toasté, marqué par l’élevage qui masque tout le reste. La bouche est très dissociée avec une attaque alcooleuse très chaude qui contraste avec la finale persistante sur des notes florales. Moyen. 6 grammes d’acidité.
 
N°3 – Sandblicher – H.Lun – Sud Tyrol – Italie, 10€71
Nez fermentaire de banane et de bonbons acidulés. Bouche très dense avec quelques amers en finale qui équilibrent l’ensemble. Moyen. 5 grammes d’acidité.

N°4 – D’Arenberg – The Olive Grove 2007 – Chardonnay, 10€
Le nez toasté, lacté et herbacé contraste avec une bouche très incisive, d’une belle tension équilibrée par des amers tendres en finale. Dommage que le nez soit si stéréotypé. Bien. 7 grammes d’acidité.

N°5 – Château de Schengen – Pinot gris 2005 – Moselle Luxembourgeoise, 9€80
Nez très intense, aromatique mais peu complexe sur des notes florales et fruitése. La bouche est assez végétale (“racinaire” selon Romain), terreuse manquant d’équilibre, d’acidité. Ce vin pâtit certainement de son passage après 4 vins très aromatiques et assez tendus. Moyen. 3.96 grammes d’acidité.

N°6 – Château Ste Michelle – Dr Loosen – Riesling Eroica 2007- Etat de Washington, 23€
Nez peu intense mais complexe sur l’encaustique et l’eucalyptus. En bouche, le vin est brouillon ; il s’exprime par stratification assez dissociée : gaz puis sucre et enfin acidité. Belle finale citronnée. Le potentiel est là mais le vin ne semble pas être en place. Assez bien en l’état et à revoir. 7.75 grammes d’acidité.

N°7 – Hartenberg – Sauvignon blanc 2006 – Stellenbosch – Afrique du Sud, 10€80
Nez fermentaire (banane) et variétal (buis). La bouche est peu harmonieuse avec une attaque très chaude, alcooleuse et une finale très acide. Moyen.
6.85 grammes d’acidité.
 
N°8 – Fairview – Viognier 2008 – Afrique du Sud, 9€43€
Nez alcooleux de fruits confits et d’écorce d’orange. Bouche très chaude, acessante (alcool à brûler) mais la finale fruité et rafraichissante (acidité ++) réhausse l’ensemble. Assez bien.
8 grammes d’acidité.

N°9 – Ludwig Neumayer – Riesling Eiswein 2001, 37.5cl, 20€
A noter une très belle robe cuivrée. Nez d’eau de vie et de noix. La bouche est très dense avec une matière sirupeuse qui tapisse le palais sur des notes abricotées. Vin bien équilibré pour autant avec une finale très fraiche sur le raisin de corynthe. Excellent. Encore une fois l’acidité joue un rôle salvateur car ce nectar est d’une grande buvabilité malgré sa très forte teneur en sucre. Diabétiques s’abstenir. 10 grammes d’acidité.

N°10 – Domaine Ernst Triebaumer – Neusiedlersee-Hugelland-Ruster Ausbruch 1995, 28€50
Belle robe ambrée. Nez volatille, acescent. Puis, à l’aération, on décèle de jolies notes de fruits secs (noisette, amande, noix…). La bouche est très dense mais l’acescence trop marquée est vraiment gênate. Assez bien. 8 grammes d’acidité.

A un ou deux intercallements prêt (la chimie reste plus performante pour déceler le dixième de gramme d’acidité), notre classement était assez cohérent. On dira match nul.

 

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Vertivinus – Séance 6 – Jeudi 4 février 2010 – Château de la Frémoire

Romain proposait aux participants une séance sur les vieux blancs du Nord. Un rapide sondage effectué parmi les personnes présentes ce soir-là montrait que seul un petit nombre avait déjà gouté des vins âgés de plus de trente ans. Quel(s) arôme(s) développe un vieux vin ? L’oxydation du vin est-elle forcément un écueil après trente, quarante voire cinquante ans ? Sur quel(s) critère(s) apprécier un vieux vin ? Voici quelques questions qui se posaient aux dégustateurs. Un parcours de 9 vins devait permettre d’y voir un peu plus clair (tous ont été achetés sur le site www.bonjaja.com entre dix et vingt euros)

 

Weingut Herrmann Braun – Sylvaner trocken – Aspishceimer Schonenberg 1990 (Allemagne) 10.96€ :

Nez oxydatif de cire/encaustique, légèrement alcooleux. La bouche plutôt ronde évoque des notes de pomme au four pour certains. L’acidité du vin se distingue en fin de bouche. Assez Bien.

 

Moselle – Cave de Bentz – Pinot blanc – 1988 – Remerschen Kreitzberg (Luxembourg) 9.13€ :

Premier nez avec des notes d’agrumes, de fleur blanche puis de cire et bonbon en pastille selon une dégustatrice (personnellement, je pense à un sancerre blanc…) La bouche est plutôt grasse avec une acidité plus enveloppée ; on retrouve des notes d’herbes vertes. Il y a du sucre résiduel. Bien.

 

Moselle – Cave de Bentz – Riesling – 1988 – Remerschen Kreitzberg (Luxembourg) 13.70€:

Le nez est cireux (moins vif que le précédent) La bouche est alcooleuse avec une acidité en fin de bouche. Le vin n’a pas une structure suffisante pour lui conférer de la longueur. Moyen.

 

Alsace – Charles Frey – Riesling – cuvée prestige Dambach 1988 (France) 10.96€ :

Nez d’hydrocarbure, puis de prune, d’alcool à brûler. En bouche, l’attaque est plutôt vive avec des arômes de bois vert. La bouche est chaude. A noter qu’une des deux bouteilles goûtées avait un goût de bouchon. Assez bien/Bien.

 

Rheinhessen Huxelrebe Jakob Gerhardt Bereich Wonnegau Spätlese 1984 (Allemagne) 10.96€ :

Les deux bouteilles ouvertes sont nettement divergentes.

Première bouteille : nez de champignon puis de bonbon. Bouche monolithique. Moyen.

Deuxième bouteille : nez intensément madérisé. Se distinguent en bouche des arômes fumés et de marc de café. Notes de sucre. Assez bien. 

 

Rheingau – Riesling – Schloss Schönborn Bereich Johannisberger 1978 (Allemagne) 16.44€ :

Nez madérisé (mois intense que le précédent) En bouche se développent des arômes tourbés, salés. Plusieurs participants parlent d’arômes de houblon. L’un d’entre eux relève des arômes caramélisés, de crème brulée. Bien.

 

Alsace – Gewurztraminer André Krick 1973 (France) :

Nez d’agrumes (citron) puis de litchi. Bouche pierreuse un peu sèche. Moyen.

   

Rheinessen – Winzenheimer Pieroth Konigsberg 1967 (Allemagne) 16.44€:

Nez madérisé un peu salé puis arômes de caramel brulé. En bouche, on trouve des arômes de noix (oxydation) puis de sous-bois. L’acidité résiduelle confère une certaine longueur au vin. Assez bien.

 

Alsace – Muscat – cave d’Eguisheim 1962 (France) 15.53€ :

Nez aux arômes de pain grillé avec une note d’agrume. La bouche est un peu alcooleuse avec des arômes puissants de marc de café. L’acidité du vin est toujours un peu présente. Bien.

 

Conclusion : la séance a mise en évidence que les vieux vins perdent leurs arômes variétaux, liés aux cépages, qu’ils développaient à l’origine pour laisser la place à des arômes tertiaires liés au vieillissement du vin (madérisé, marc de café, pain grillé, caramel brûlé) Même si l’accueil réservé à ces « vieilles » bouteilles a été bien différents selon les tables, tous les participants ont apprécié cette séance où, grâce à la dextérité de Jocelyn et Romain au tire-bouchon ( traditionnel ou à lamelle), chacun sait maintenant comment ouvrir un vieux flacon sans coup férir !

 

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Compte-rendu : séance Corse

Voici le compte-rendu de la séance Vertivingstone consacré au vignoble Corse du Jeudi 11 février 2010

 Corse Sartène, Sant Armettu blanc, 2008 (8,37€)

Aromatique Floral, abricoté légèrement amylique (bonbon Arlequin) bouche souple et un peu mince. Moyen+

 

Corse Calvi Clos Colombu Blanc 2008 (11,95€)

Nez assez fermé, parfums floraux concentrés et puissants, fruits du verger (Abricot/Pêche). Bouche assez consistante, leger amer, un peu de gaz carbonique qui piquote. Une fin de bouche assez crayeuse. Bien ++

 

Patrimonio blanc, Antoine Arena, Les Hauts de Carco 2008 (17,50€ www.cave-privee.com ) 

Un nez…ma foi somme toute assez bio… amande, volatile. Bouche très dense en attaque, impression de sucrosité, amande encore et sensation de boule dans la bouche comme avec de très beaux bourgognes. Très Bien +

 

Patrimonio blanc, Yves Leccia, Domaine E Croce, 2006 (17€ – salon)

Un nez un peu fermé, un peu réducteur : farine/minoterie, blédine, vanille. Encore un gros volume en attaque. Sec après le précédent, un peu de gaz carbonique. Bref. A revoir… il se déguste mal en ce moment. Il n’est qu’une pâle image de celui que j’avais goûté il y a un an et demi.

 

Corse Côteaux du Cap Corse, Clos Nicrosi 1990 (10,96€ – www.bonjaja.com)

Une gamme aromatique très évoluée. Feuille morte, champignon, humus. Assez tapissant, assez acide, coupe un petit peu vite. Pas inoubliable mais bien conservé. Bien +

 

Corse Porto-Vecchio, Domaine de Torraccia 2006 (13,69€)

Légère réduction qui part vite. Eucalyptus, floral, fruité. Bouche souple, agréable et particulièrement parfumée. Très efficace. Bien ++

 

Patrimonio Orenga de Gafory « Cuvée des Gouverneurs » 2005 (17,50 GMS Corse)

Nez très intense d’encens, de cade, fumé. En bouche une sensation vanillée, des tanins abrupts assez compacts, un vin sec très peu gras. Bien.

 

Patrimonio Domaine Leccia, Petra Bianca 2004 (16€ – Salon)

1er nez un peu boisé, puis confit, floral. L’attaque est plus douce et grasse. Le tanin est ferme, intense et particulièrement persistant… un tanin qui se dépose dans la moindre parcelle d’émail dentaire. Finale et rétro complexe et fruitée Très Bien.

 

Corse Figari, Clos Canarelli 2004 (22,80€ www.viniversa.com )

Nez relativement discret, fruité (prune qui évoluera sur un cassis légèrement mentholé à l’aération). Beau volume, superbe grain de tanin très fin : poudreux. Très Bien ++/Excellent.

http://www.chateauloisel.com/img_bg/01002321.gif


Muscat du Cap Corse, Domaine Gentile 2007
(17,50 – GMS Corse)

Floral, fruits blancs. Bouche sur le raisin sec/ raisin de Corinthe. Equilibre Gras/Sucre agréable. Léger amer. Bien ++

 

 

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Vignoble Corse : Place Libre

On m’annonce en coulisse une place libre pour la séance-jeu-dégustation de Vertivingstone consacrée au vignoble Corse de jeudi 11 février 2010.

Donc si vous êtes intéressés, vous me contactez  (tarifs habituels : 15€ non adhérent / 8€ adhérent).

http://blog.lienrag.fr/public/Asterix_Corse_02.png

 

Copyright Uderzo/ Goscinny

 

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Compte-rendu : le vin et le sucre.

Contexte : 12 membres réunis au Château de la Frémoire en ce début d’année pour jauger notre capacité à percevoir la teneur en sucre dans le vin.

Echauffement : Romain nous a préparé 4 échantillons d’eau avec la même quantité de sucre mais auxquels ont été ajoutés du glycérol ou de l’acide tartrique et, évidemment beaucoup d’entre nous ont pensé que le taux de sucre n’était pas le même dans ces 4 échantillons. Nous voilà prévenus, percevoir la teneur en sucre n’est pas un exercice facile car de nombreux aspects/composants peuvent influencer notre jugement.

Principe : Les vins ne sont pas dégustés en aveugle et chaque table établit son ordre de dégustation. Nous connaissons les taux de sucre des vins dégustés (de 3.7g/litre à 150g/litre) et le but de la séance est de retrouver le taux de sucre de chaque vin.

Alsace, Domaine Léon Boesch, pinot gris cuvée tradition 2006
Belle robe dorée allant vers l’ambre. Le nez fermentaire sur la pomme cuite et la noix est assez brouillon. La bouche est bien en place avec une belle tension mais la finale est un peu chaude. Moyen. 4,5g/litre.

Alsace grand cru Zinnkoepflé, Pinot Gris, Domaine Léon Boesch 2005
Belle robe jaune paille. Le nez un peu fermé (c’est nettement mieux en fin de séance) masque de subtils arômes grillés et de fruits exotiques comme le litchi. La bouche très dense est parfaitement équilibrée. Une grande puissance qui s’exprime tout en douceur avec de beaux tanins soyeux et qui s’éternise en bouche sur d’intenses notes de rose. Excellent. 50 g/litre.
(Il parait qu’il en reste quelques unes aux caves Jules Vernes et pour 15€ c’est vraiment un très beau rapport qualité/prix).

Autriche Burgenland, Weisser Riesling, Domaine Leitner 2007
Nez un peu végétal (paille, fouin) qui masque quelques notes fruitées. L’attaque est assez souple et la finale sur les agrumes équilibre bien la sucrosité de ce vin. Assez bien. 47.9 g/litre.

Autriche Wachau, Grüner Veltliner, trocken, Domaine Gritsch 2001
Très joli nez expressif de fleurs blanches, de litchi et de pêches de vigne. En bouche, le vin est gazeux avec une prédominance de notes variétales. Non noté car la bouche semble présenter un défaut. 5g/litre.

Aujou, Domaine Baudoin, cuvée le cornillard 2004
Robe un peu trouble allant vers le brun. Le nez est citronné avec des notes de fleurs blanches et de miel. En bouche, le vin est fluet avec des notes éthérées très prononcées. Un vin oxydé ? Non noté. 3.7g/litre.

Aujou, Domaine Baudoin, cuvée les Glanées 2004
Nez végétal. On dirait la tisane de mamie (Tilleul, camomille..)avec la même note de miel dérangeante que sur le précédent… Une sorte de grog en résumé. La bouche manque d’équilibre : l’acidité et les notes variétales sont très marquées. Non noté. 15 g/litre.

Coteaux du layon, Domaine des Chénais 2007
Très joli nez de fruits confits et de jasmin. Une matière imposante en bouche  avec un rôti qui s’exprime sans lourdeur, tout en délicatesse notammant grâce à la grande fraicheur de la finale citronnée. Très bien. 82 g/litre.

Vin de table blanc, Jeff Carel, cuvée la Folie
Belle robe ambrée. Nez intense de noix et de vieil alcool. La bouche est riche avec de jolies notes de rhum ambré très persistantes. Une belle fraicheur en finale qui nous a induit en erreur car on a jugé que le vin était beaucoup moins sucré. Bien. 125 g/litre.

Banyuls, Château Mas blanc dry 1993
Robe tuilée et trouble. Le nez présente des notes de liqueur de café et de pruneau à l’eau de vie. La bouche présente une matière très dense avec de fines notes poivrées. La finale est un peu chaude : cette sensation d’alcool nous a fait classer le vin bien plus haut. Un vin déroutant, pour initiés. Bien. 60 g/litre “seulement”.

Banyuls, Domaine de la Rectorie cuvée léon Parcé 2006
Nez intense d’épices et de camphre. Bouche très dense mais équilibrée : l’alcool et le sucre pourtant abondants, s’associent harmonieusement. Bien +. 95 g/litre.

Chypre Comandaria St john, cuvé Kéo
Robe ambrée assez nette. Nez intense de noix et de cerise à l’eau de vie. Attaque tout en douceur avec une finale puissante et persistante sur le raisin de Corynthe. Bien +. 150g/litre.

En conclusion,  j’ai le sentiment que le travail du vigneron au chai est prédominant pour que ce type de vin ne sombrent pas dans une certaine lourdeur indigeste décriée par les consommateurs lambda qui s’éloignent des vins moelleux, liquoreux et mutés. C’est bien dommage car ces vins sont plein de charme quand ils sont bien faits.

 

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Exercices sur la perception de l’acidité : places libres

Il y a quatre places libres sur la séance Salivertivin de Mardi 2 février à 20h30

L’objectif est de faire quelques exercices sur notre perception de l’acidité et de s’exercer à reconnaître un niveau d’acidité dans le vin. Dégustation d’une dizaine de vins essentiellement étrangers.
http://www.jeunesse-et-sante.com/Images/jes_citron2.jpg
Participation : 15€ pour non-adhérent / 8€ pour adhérent

Si vous êtes intéressés contactez-moi.
(cela dit comme il y a un Eiswein dans une quantité limitée (0.375cl… c’est pas plus mal qu’on ne soit pas tous là)

 

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Compte-rendu séance Mourvèdre

Voici le compte-rendu de la séance Vertivinus consacré au cépage Mourvèdre sous toutes ses coutures… il nous manquait juste le Mourvèdre pétillant. Commentaires de Romain.

Domaine de la Sorga Mourvèdre Rosé Le Désordre 2008 (10.50€ www.vins-etonnants.com)

Léger trouble visuel

Nez assez intense, très épice et grenadine.

Bouche droite en attaque sur des note de fruits rouges cuits, un peu de carbonique. Palette aromatique sur l’évolution, fraises écrasées, sureau, l’acidité se monter pointue en finale et affine bien un vins rosé original.

Bien

 

Fairview Mourvèdre 2006  (11.15€ – www.vinexus.de)

Nez  plutôt intense sur des notes de fruits rouges, cassis, groseilles, un peu cuir et feuilles.

Bouche très fraîche avec un tanins très léger et dompté en fin de bouche, on sent une vinification tout en maîtrise. Nuances de marc, jus de groseilles, finale un peu plus viandé avec une impression de frangipane et un peu de résiduel.

Moyen

(9 points donnés par le groupe)

 

Fairview Mourvèdre Spice Route 2007 Afrique du Sud  (11.30€ – www.vinexus.de)

Nez assez intense sur des odeurs de viande fraîche, d’herbe, champignons frais et quelques notes de terre humide.

Bouche fraîche et vive dès l’attaque avec un tanins fins mais peu serré, notes de fraises un peu compotées. L’acidité s’avère très présente tout au long de la bouche et confère une tension correcte malgré une sucrosité (bois?) un peu sirupeuse. Style assez moderne, on s’attendrait à plsu de structure compte tenu du nez.

Assez Bien

(9 points)

 

JL Denois Vins Rares Mourvèdre 2005 (9.90€ www.vins-etonnants.com)

Nez assez intense sur le bonbon, les herbes aromatiques, le thym, romarin et quelques notes de cuir.

Bouche plutôt épaisse mais sans impression sucrée avec un tanins  à maturité, plutôt fin sans être trop tapissant, jolis amers en final avec des nuances de grillées, noyaux et romarin, on aimerait juste plus de longueur mais un très joli vin à très joli prix.

Très Bien

(9 points)

 

D’Arenberg Mourvèdre Twentyeight road 2005 (18.91€ – www.vinexus.de)

Nez intense, assez maritime, iode et notes de laurier, coco et bois.

Bouche épaisse et suave, pas mal de sucrosité et rétro sur le coco, la tapenade. Le tanins se montre moyennement fins mais assez serré et considérablement arrondi, jolie acidité. Un vins très aromatique et plutôt complexe avec une agréable sensation de salinité mais l’ensemble et trop dominé par le bois.

Assez Bien

(14 points)

 

Bandol Domaine Tempier 2005 (25€ Vino Vini)

Nez moyennement intense, encore sur la retenue avec des variations sur les herbes du maquis, le cuirs, le noyau.

Bouche précise et vive avec une trame tannique fine et tapissante, incisive sans être désagréable. La finale révèle des notes de cuir, de terre, fruits noirs cuits sur un tanin fin et persistant. Très joli potentiel, encore jeune eut égard à l’expression aromatique mais belle trame de tanins.

Très Bien.

(L’assemblée a moins apprécié : 8 points)

 

Domaine Léon Barral Valinière 2006 (38€ Vino Vini)

Nez intense, très marqué par le cuir, notes viandées, curry, réglisse et des expressions balsamiques. (sans doute un peu Brett malgré tout).

Bouche très épaisse dès l’attaque, compacte, le tanin se montre plutôt fin mais très serré et accrocheur, un peu de volatile. Même palette aromatique, toujours ces expressions balsamiques qui confèrent une agréable fraicheur. On sent une belle maturité de raisin.

Très Belle longueur et une finale sur l’herbe aromatique ainsi que des nuances de fleurs.

Joli vin, sans doute marqué par une vinification un peu « nature ».

Très Bien +

(24 points délivrés par l’assemblée, vainqueur de la soirée)

  http://www.chateauloisel.com/img_bg/01002161.jpg

Bandol JP Gaussen Longue Garde 2004 (19€ www.maisondesvins-bandol.com)

Nez moyennement intense, là encore, tout en retenue malgré 5-6 heures de carafe, notes de terre, humus, jus de viande, essence de thym.

Bouche terriblement compact, on sent de suite que ce vin en a sous la pédale, tanins remarquablement fins et serrés, très tapissant et conférant presque une impression farineuse en bouche mais équilibrée par un jus montrant beaucoup de volume, la palette aromatique demeure quant à elle assez fermée malgré des nuances de fruits cuits, pruneaux, cuirs… Ouvert trop jeune comme on pouvait s’y attendre mais quels tanins et magnifique potentiel, il mérite sans doute son nom.

Très Bien +

(12 points)

 

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Bonnes fêtes

Bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous.

Nous nous retrouvons dès Janvier pour de nouvelles aventures :

Le Mardi 4 janvier, immédiatement après les fêtes, le groupe Salivertivin ayant brillamment passé l’épreuve « Rouge ou blanc » en verre noir, sera de nouveau mis à l’épreuve pour savoir s’ils seront capables de retrouver le Muscadet parmi un couple de vins : « séance Muscadet ou pas ». Le Melon de Bourgogne, cépages aux saveurs si diverses peut-il se retrouver face à des vins de profils ampélographiques proches ? Face à des vins produits selon les mêmes méthodes sous le même type de climat ? Et si l’âge des vins venait compliquer les choses…

Le Jeudi 6 janvier, le groupe Vertivingstone sera initié aux vins suisses grâce à une sélection de notre ami Nicolas Herbin de CAVESA.

Le Jeudi 13 janvier, le groupe Découvertivin tentera de dresser une typologie des cépages, apprendra à reconnaître un cépage variétal, un cépage du Nord ou du Sud, un cépage hybride. Bref, porte-greffe, clone et sélection massale n’auront plus de secret pour eux.

Le Mardi 18 janvier, séance Libertivin d’anthologie avec 6 grands Portos Vintage. Certains introuvables en France… (ou à des prix stratosphériques).

Le Jeudi 20 janvier, le groupe Vertivinus devrait, si je ne me trompe pas, aborder la notion de paysage viticole à travers une sélection de vins issus de vignobles classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Et Jeudi 27 janvier, rebelote, le groupe Vertivingstone abordera le vignoble d’Arbois sous toutes ses coutures.

 

 

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