Sur le thème : “Exercices de reconnaissance des vins rouges”, voici commentaires de Romain sur les vins qui ont été dégustés .
Sur le thème : “Exercices de reconnaissance des vins rouges”, voici commentaires de Romain sur les vins qui ont été dégustés .
Voici comme convenu les vins dégustés lors de la séance Découvertivin sur la “stratégie d’achat”. Ce sont des vins que l’on peut trouver dans les FAV en cours… mes commentaires étant faits de tête, je vous prierai d’être indulgents 🙂
| Côtes du Lubéron Domaine de Vaisse 2006 Nez marqué par la Syrah (Violette), très peu tannique, amertume marquée, finale un peu vulgaire… enfin à ce prix là, ce n’est pas si mal… |
2,99 € | Auchan |
| Côtes du Lubéron Cuvée de L’inouï 2003 Nez de fruits rouge marqué par le bois, plein, tanins fins, amertume marquée mais assez sympa dans l’ensemble. |
4,60 € | Carrefour |
| Medoc Lousteauneuf 2005 Nez de marc de café chaud, plein, puissant, tanins veloutés. Moderne et bien fait. |
10,90 € | Carrefour |
| Pauillac 5eCC Pontet Canet 2001 Nez de fruits noirs, fruit élégant et précis ; bouche dense, petits tanins très fins. Très élégant. |
29,90 € | Carrefour |
| Espagne Jumilia Casa de la Ermita 2002 dense, légère acidité en finale… très ibérique |
11,95 € | Carrefour |
| Sauterne Lafaurie Peyraguey 1998 Nez fin marqué par la pourriture noble (fumé), l’abricot sec. Magistral équilibre en bouche entre gras, liqueur et fine acidité. Finale longue. Remarquable rapport qualité prix à mon sens… je vais peut-être essayer d’en racheter une si j’en trouve… |
22,90 € | Carrefour |
| Crémant d’Alsace René Muré Prestige Nez de fleurs blanches, de pommes vertes (pinot blanc ?) Bulles fines mais un peu trop dense à mon goût. Bouche bien équilibré. Un vin agréable, frais, propre, sans excès de dosage et techniquement irréprochable mais peut-être un peu simple à ce jour. Il faut peut-être qu’il digère son dégorgement récent. |
9,35 € | Auchan |
| Vin de Savoie Ripaille Château Ripaille Chasselas 2005 Nez assez discret, floral la bouche est bien équilibrée entre acidité et gras. Bien. |
5,90 € | Intermarché |
Pour les plus acharnés d’entre nous, une petite séance de pré-rentrée est prévue le jeudi 30 août.
Le principe est simple : toute personne qui souhaite venir apporte une petite bouteille qu’il fera découvrir en aveugle aux autres participants.
Rendez-vous en salle de dégustation du château de la Frémoire à Vertou (44) le jeudi 30 août 2007 à 20h30.
Nous étions 5 irréductibles à poursuivre nos séances le jeudi 12 juillet pendant les vacances : voici ce que nous avons rapportés
VdT Les Grives (2003); Domaine de la Pépière (Maisdon s/ Sèvre) : 6.50 euros à la propriété (Melon de Bougogne surmuri sans souffre vieillit en fût d’accacia) :
Nez assez oxydatif de noix de Pécan, d’arnica, de cire d’abeille, miel d’accacia, bouche très médicamenteuse (arnica, camphre), qui s’ouvre sur des notes de fleur entêtante (Lys, Magnolia) Un chouya de sucre résiduel pour ce vin hors de tous les styles et de toutes les modes… J’aime vraiment beaucoup… même si je me demande toujours avec quoi le boire. Un curry peut-être.
Muscadet de Sèvre et Maine 2004. Jardin Secret – Sauvion (caviste du marché de Talensac à Nantes)
Dans une bouteille bordelaise et doté d’une étiquette aguicheuse "spécial caviste". Nez mineral (Silex) légèrement poivré. La bouche est marquée par un peu de gaz. L’attaque est grasse, un peu marquée par l’alcool. La finale est très acide. Pour les Huîtres.
Fiefs Vendéens Domaine St Nicolas cuvée Prestige 1996 -Michon- carafé 2h
Belle conservation pour ce vin qui pinote au nez. Robe sombre légèrement évoluée. Nez intense : aromes de griotte, de prune (Prune à l’alcool selon certains), acidité bien présente. Tanins légèrement rèches en finale. Assez long.
Haut-Medoc Cru Bourgeois Château la Clare 1993
Notes de poivrons grillé, de cacao, on ne sent plus le bois. en bouche l’ acidité est assez marquée.
Italie – Amarone della Valpolicella – Cadis – Cantina do Suave 97
Jolis arômes de cerise burlat, de melon bien mûr avec des notes de chocolat et d’épices à l’aération. Attaque gourmande, dense, riche et un peu sucrée très agréable. Finale légèrement assechante et un petit peu trop courte à mon goût.
Et comme on aime ça, nous avons décidé de nous retrouver de nouveau le jeudi 30 Août à 20h30 pour tous ceux qui le souhaitent avec le même principe : chacun apporte sa bouteille.
En vrac, voici quelques bouteilles particulièrement jolies de ces dernières séances :
J’ai raffollé du vin du Languedoc Roussane VT 2003 de chez Denois : un vin qui vous emporte en fête foraine avec des odeurs de barbe à papa, de cassonade, de praline grillée. Doté d’une amplitude et d’une concentration en sucre impressionnante, il garde une belle acidité qui l’équilibre parfaitement. Un excellent rapport Q/P qu’on peut trouver ici http://www.vins-etonnants.com/ca_73_608_1_100_Roussanne-2003-VT-Collection-Vins-Rares.htm
Margaux Château Bel-Air-Marquis-d’Aligre 98 Le nez s’ouvre sur des notes de poivrons grillés de jeune cabernet bien mûr : ce vin de 9 ans a une gamme aromatique plus proche d’un Bordeaux primeur que d’un Cru du Médoc du même âge. L’attaque est très fraîche (une caractéristique dont je raffole), la bouche est époustouflante de finesse et de raffinement, délicate, ciselée… et quelle longueur ahurissante… (toujours chez vins étonnants)
J’ai retenu aussi de ces dernières séances le Moscatel de Setubal de la Cave de Longchamp de Nantes (7 euros et des brouettes) : un rapport qualité/prix exceptionnel ; également un "Rapu" corse très sympathique à la même adresse.
Egalement un joli Ladoix les Nagets 2003 de chez Maratray Dubreuil (16,50 – la cave de l’inattendu de Vertou) bien concentré, fin avec un joli nez de cerises burlat. Petite pointe d’amertume en finale qui n’a toutefois pas été apprécié par tous mais qui n’enlève pas son charme selon moi. Un bon ch’tit bourgogne.
Enfin, le Gaillac du Château Vigné Lourac Vieille Vigne de la Cave de Pascal Luneau de Vertou constitue, à 5,70 euros, un vin très sympathique à prix mesquin.
Enfin, pour information Vertivin termine l’année par un dîner – accords mets vins chez Minute Papill’on à Château Thébaud le 21 juin.
Voici mes notes de dégustation sur la dégustation des vins d’Autriche. Nous avons accueilli avec plaisir Philippe Rapiteau lors de cette séance qui nous a apporté deux jolies bouteilles. On trouvera d’ailleurs le même CR réalisé par ses soins sur http://pipette.canalblog.com/archives/2007/05/13/4925474.html . Les vins blancs étaient malheureusement un peu jeunes ; ce qui les a cantonnés dans un registre un peu fermentaires (nous n’avons pas vraiment retrouvé la typicité poivrée du Grüner Veltliner par exemple). Pour les vins rouges, la mode autrichienne est indéniablement au style compoté assez lourd avec du bois neuf.
A la fin de chaque commentaire, on trouvera les notes des dégustateurs qui se sont exprimés (sur 20) et la note du guide Gault et Millau Autriche (GM sur 20)
Welschriesling Alte Rebel de chez Sattlerhof (Styrie du sud) 2006 (www.rotweissrot.com – 8.30+frais de ports). Robe très limpide presque transparente ; Nez de fruits exotiques, de pèche, de poire pelée (caprylate d’éthyl ?), bouche très classique et marquée par le gaz carbonique, un vin court et manquant de profondeur. (10 ; 12 ;12 ; 03)
Roter Veltliner Wagramterrasen de la maison Joseph Fritz (Donauland) 2006 (www.rotweissrot.com – 8.20+frais de ports). Nez floral, amande, pamplemousse, bouche grasse et ample. Un vin très intéressant mais peut-être un peu court. (15 ;12 ;12 ; 16 ; GM 15)
Grüner Veltliner Kamptal Terrassen de la maison Bründlmayer (Kamptal) 2006 (www.belvini.de). Nez marqué par la fougère, l’herbe fraîche et la pèche, très gras, un peu d’amertume ; se gardera bien. (16 ; 14 ; 15 ; 13)
Grüner Veltliner Loiserberg de chez Jurtschitsch (Kamptal) 2006 (www.rotweissrot.com – 9.49+frais de ports). Nez frais, iodé, bouche équilibrée, épais, sensation de chaleur. Toucher de bouche superbe… trop jeune encore une fois… (16 ; 14,5 ; 18 ; GM 15)
Riesling Heiligenstein, du Schloss Gobelsburg, (Kamptal – env.12 eur HT) 2004. Nez minéral, d’ananas, de sève de pin, odeurs d’imprimerie, de laurier, bouche complexe, riche, acidulée, finale sur l’orange. Un excellent rapport qualité-prix et une très belle bouteille. (16 ; 17 ; 18 ; 19 ; 18 ; GM 18)
Riesling Achleiten Smaragd de la maison Prager (Wachau) 2002 (www.rotweissrot.com – 23.90+frais de ports). Nez bien pétrolé, bouche marquée par un peu de gaz carbonique, très gras, amertume et alcool marqué. Retro-olfaction sur des notes torréfiées. (17 ; 17 ; 12 ; 18 ; GM 18)
Saint Laurent Selection de chez Juris (Neusiedlersee) 2005 (www.belvini.de). Robe sombre, nez de café frais, concentré, aucune aspérité en bouche, tanins entièrement fondus. Un vin marqué par le bois neuf. (16 ; 15 ; 15)
50% Zweigelt, 50% Blaufränkisch Blend 2, Illmitz, de chez Alois Kracher (Neusiedlersee) 2003. Robe sombre, Le nez animal nous évoque la Syrah. Gras, rond, sucré et concentré, finale sur des notes cacaotées. (18 ; 13 ; 13 ; 16 ; 15 GM 17)
Zweigelt Donnervogel de la maison Glatzer (Carnuntum) 2005 (www.rotweissrot.com – 13.90+frais de ports). Robe sombre, nez poivré (épices, maniguette), souple, rond, concentré, légère amertume en bouche. (16 ; 10 ; 16 ; GM 18)
Blaufränkisch Creitzer de chez Gesellmann (Mittelburgenland) 2003 (www.rotweissrot.com – 16.50+frais de ports). Robe sombre, Nez épicé, bouche ronde, concentrée, fondue. Un peu plus d’acidité en bouche que ses collègues. Du potentiel (18 ;16 ; 14 ; 12 ; GM 18)
Il y a un certain laisser-aller dans les présentations des vins dégustés sur les derniers groupes Découvertivin. Voici quelques faits marquants de ces dernières dégustations.
Lors de la séance Découvertivin B sur la "vinification des vins blancs" chez Joël Forgeau, nous avons dégusté, outre les 5 années de Muscadets Sèvre et Maine de « troisième niveau » de Joël Forgeau (2002 à 2006), un excellent Château Cotnari (TAMIIOASA ROMANEASCA) de Moldavie (une merveille d’équilibre entre sucre et acidité, un nez très fin et complexe sur des arômes à la fois très frais, floraux et abricotés), qu’on peut retrouver à la Cave de l’Inattendu de Vertou (env. 20 euros).
Le groupe Découvertivin A sur la « vinification des vins rouges » a commencé par deux Anjous rouges du Domaine du Roy René : un Anjou 2005 en macération carbonique (5,5 euros à la propriété) et d’un Anjou Village La Grande Roussellerie 2003 (mûr et bien concentré) qu’on peut retrouver chez Détours et saveurs (13,20 euros).
Pour comprendre les « types de vinification » nous avons eu 3 pinots noirs :
Puis 2 Bordeaux
Jeudi 7 juin se déroulera le dernier Vertivinus de la saison.
Ce Vertivinus sera l’occasion de jouer. Le but du jeu ? Découvrir la dizaine de bouteilles mystèrieuses que Romain nous aura concocté. Bouteilles cachées, verres noirs opaques ; Des indices permettront d’affiner nos hypothèses et découvrir la bouteille secrète.
Inscriptions à la séance : 12€ / 5€ pour les adhérents
Voici encore un superbe compte-rendu de Romain sur la séance Pinot Gris du 19 avril dernier. La dégustation s’est déroulé en aveugle. Il faut rajouter à la liste un pinot gris allemand bouchonné qui a malheureusement terminé dans l’évier.
Italie, Pinot Griggio Cantina Valdadige 2005 (www.belvini.de)
Le premier nez débute discrètement sur des notes maritimes, de pêche et de raisins frais. La bouche semble un peu simple, dominée par des arômes de fruits blancs et iodés, elle tombe vite. Ce pinot Gris italien montre une certaine salinité en fin de bouche mais il manque de longueur.
AOC Coteaux d’Ancenis, Malvoisie 2005, Domaine Guindon (à la propriété à St Géréon 5,50 euros)
Premier nez réservé, avec des notes saponifiées et légèrement fumées, il s’ouvre ensuite vers une agréable minéralité. La bouche s’avère suave avec un sucre résiduel légèrement trop présent. Une finale sur l’amande, l’équilibre reste très plaisant même si on souhaiterait plus de longueur.
Argentine, Mendoza, Pinot Gris, Bodega Lurton 2006. (www.belvini.de)
Un pinot Gris argentin dont le premier nez est intense, sur des odeurs de pêches de vigne, de buis et un coté fermentaire encore très présent. La bouche est tendue, vive mais avec un agréable touché, dominée par une impression saline, d’herbe fraîchement coupée et une jolie minéralité. Une légère amertume vient prolonger la fin de bouche. Un joli vin, fin et profond.
AOC Alsace Pinot Gris,2002 Domaine P Haguer (Cave du Beffroi – Lemaître – Nantes)
Le premier nez s’avère puissant et flatteur avec une impression forale, des notes d’angélique et de miel. En bouche, on sent immédiatement une certaine évolution et une rétro-olfaction sur la verveine et le tilleul. L’acidité est franche et agréable, le vin s’exprime de mieux en mieux avec l’aération. Une belle amplitude.
AOC Alsace Grand Cru, Pinot Gris Grand Cru Furstentum AOC 2002, domaine Paul Blanck (Leclerc Pôle Sud)
Un vrai bouquet de fleur que ce vin dont le nez, intense, très mûr avec des notes miellées, fumées et évoque le jasmin, l’orange confite et le muguet. La bouche impose une belle droiture dans le prolongement du nez avec une finale sur le coing et le lila. Un vin d’une grande franchise, complexe, riche et en pleine maturité.
AOC Coteaux d’Ancenis, Malvoisie 2005 Cuvée Spéciale, Domaine Guindon. (à la propriété / non commercialisé)
Une petite rareté que ce Pinot Gris ramassé à 15.2° nature et produit en toute petite quantité. Le premier nez s’ouvre sur des notes d’herbe fraîche, de pierre mouillée puis de jasmin et de rose. L’aération semble bonifier le vin à vue d’œil et révèle des arômes complexes de fumée et de fruits confits. La bouche montre un joli taux de sucre résiduels et une grande richesse, un peu plus d’acidité ne nous aurait pas déplu mais ce vin, très droit, montre un énorme potentiel.
AOC Alsace Grand Crus Rangen de Thann, clos de St Urbain, Domaine Zind Humbrecht 2003 (Cave Vino Vini – Nantes /rue Racine)
Le nez, très intense annonce d’emblée un vin différent. L’alcool (plus de 15 degré) domine encore trop le vin qui présente en outre des arômes de miel de thym et de maquis. Extrêmement riche et long en bouche la finale montre des notes animales et de raisins secs. Issu du seul terroir volcanique d’alsace et d’une année de canicule, ce Grand Cru revendique dès le premier nez un fort caractère, mais l’alcool laisse peu de place à la complexité, à goûter de nouveau dans quelques années.
AOC Côteaux d’Ancenis 1987, Domaine Guindon (à la propriété/plus commercialisé)
20 ans, le bel age aurait dit Barbara, voici un vin qui justifie volontiers cette assertion, montrant un nez évolué mais élégant sur une dominante empyreumatique (cire d’abeille, sève, résine) et des impressions de noisettes fraîches. La bouche suave, et délicate présente une jolie longueur avec une impression florale en finale. Un vin toute en harmonie qui illustre à merveille l’impact bénéfique des ans sur le Pinot Gris.
Le prochain Vertivingstone traitera du vignoble d’Autriche.
Après la période productiviste des années 80, le vignoble autrichien s’est ouvert à une viticulture de qualité. Situé à l’est du pays, le vignoble dispose de réelles spécificités qui le ditingue de son voisin allemand. Parmi celles-ci, c’est l’encépagement qui est unique : Blaufrankisch, Zweigelt, St Laurent, Grüner Veltliner, Welschriesling. Les plus belles propriétés cherchent à exploiter le meilleur de ces cépages.
Vous découvrirez tout cela le Jeudi 10 mai 2007 à 20h30 au Château de la Frémoire. Tarif : 12 euros pour les non-adhérents : Contactez-moi pour vous inscrire.