Salons 2020 – Mars Avril

Même s’il y a notre salon incontournable, VERTiViNiES (ANNULE) (weekend du 21-22 mars 2020), quelques autres salons peuvent mériter un détour… Voici quelques propositions :

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  • Salon CANONS : 7 et 8 mars 2020 (déjà passé, très sympa comme salon)

Salon de vins très bio (et naturels), présentés par 100% de vigneronnes , France entière (+ Georgie)

C’était à Nantes , sur l’ancien MiN (adresse : L’agronaute Rue du Sénégal)

Lien Salon CANONS à Nantes

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  • Salon  Clisson Dans un Verre   : 14 et 15 mars 2020 (ANNULE)

Salon de vins bio et naturels à Clisson

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  • Salon VERTiViNiES   :   21 et 22 mars 2020 à Vertou (ANNULE !!)

Lien   VertiVinies.fr

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  • Salon  ViNS VIVANTS à Nantes  28 et 29 mars 2020 (probablement ANNULE)

      Salon de vins naturels , France entière

(adresse : SOLILAB , ECOSSOLIES 8 rue St Domingue à Nantes)

Lien Salon Vins Vivants

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  • Salon  ViNiCircus à Guipel (35)    17 et 18 et 19 avril 2020

      Très gros Salon de vins naturels + Concerts à Guipel (35) vers Rennes.

Très sympa et assez rock’n roll…

Lien ViniCircus.com

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Compte-rendu Séance Marlborough (NZ)

Compte-rendu de la séance Vertivingstone du 13 février 2020  proposé par Jean Philippe Raffard et Eryck Ponseel.

Cette séance était une invitation au voyage aux antipodes, en Nouvelle-Zélande, un pays qui connaît une situation singulière sur la planète vin.

Ce pays de 6 millions d’habitants, peu consommateurs de vins et sans tradition viticole trouve le moyen de se hisser au 20ème rang mondial avec 38 000 hectares plantés, 3,1M hectolitres produits en 2016 (source OIV) et plus d’un milliard de dollars générés à l’export.

On revient de loin ! Il y a 60 ans, il ne restait que 600 ha de vigne survivante du phylloxéra, de la prohibition et du désintérêt des investisseurs. Et puis survint le boom de la fin du siècle dans la région de Marlborough où, sur un sol caillouteux et drainant issu d’anciens glaciers, les plantations de vigne ont explosé (25 000 ha) avec le sauvignon blanc (80%) connaissant un succès planétaire. Aujourd’hui on compte environ 120 domaines où les plus grandes groupes internationaux (Constellation, Montana, Pernod-Ricard, LVMH, Brandcott) côtoient les domaines familiaux pratiquant de plus en plus une agriculture bio.

10 vins, tous issus de la région de Marlborough furent servis, voici les commentaires d’Eryck et les notes des participants :

  1. Misty Cove – riesling – 2015 (11 pts)
    1. Nez aromatique, note de pétrole
    2. Frais sur le raisin, une légère acidité
    3. C’est simple, agréable avec de la fraicheur.
  2. Kim Crawford – Spitfire –sauvignon 2017 (0 pt)
    1. Très aromatique, très envahissant, sur la fougère, puis le pamplemousse, forte intensité.
    2. Acide, c’est frais
    3. Le retour des arômes sur le pamplemousse a un côté peu naturel, maquillé.
  3. Fault Line – sauvignon 2018 (0 pt)
    1. Nez discret, des fleurs blanches, de la fougère.
    2. Bouche acidulée, avec un arrière-gout de carotte
    3. C’est court, simplissime
  4. Mount Nelson – sauvignon 2018 (0 pt)
    1. Il sent le soufre, le nez est désagréable. En bouche, c’est sec, acidulé, grossier. Une odeur de melon vert.
  5. Edmond de Rothschild Heritage –Rimapere  sauvignon 2018 (13 pts)
    1. Le pipi de chat, le bourgeon de cassis typique des sauvignons un peu jeune, puis le poivron vert et le caoutchouc. 
    2. En bouche c’est équilibré, aromatique sans excès, sans défaut avec de la matière.
  6. Cloudy Bay –LVMH – sauvignon 2015 (12 pts)
    1. Le nez est discret, il y a du bois.
    2. C’est sec, de la fraîcheur, c’est agréable et assez élégant, des notes citronnées.
  7. Huia Estate – chardonnay – 2016 (11 pts)
    1. Nez un peu réducteur, avec un peu de souris.
    2. En bouche, c’est frais, vif, complexe, sur le citron, et les fruits exotiques.
  8. Wild Rock – Capricorn –pinot noir 2016 (0 pt)
    1. Le bois est dominant, excessif, un peu de caramel.
    2. C’est assez évolué, un peu chaud, des arômes de pinot noir assez simples.
    3. La finale est astringente, le vin est trouble.
  9. Babich Estate – pinot noir 2015 – (7 pts)
    1. Un peu boisé mais sans être envahissant, il y a du fruit rouge, cerise bien mûre, groseille.
    2. De la complexité, une finale un peu asséchante avec de la groseille.
  10. Villa Maria Estate – Seddon Single Vineyard– pinot noir 2013 (17 pts, vainqueur de la soirée)
    1. Le bois est fondu avec des arômes de pruneaux, de confiture de vieux garçon, c’est un peu animal.
    2. Concentration, il y a de la chaleur due à l’alcool, la finale est avec une douce longueur.
  11. Framingham– Noble Riesling – 2018 (hors notation)
    C’est un vin liquoreux, doux et sucré, un bonbon, il sent la fraise, l’abricot, c’est une délicatesse régressive.

Compte-rendu séance Bourgueil.

Les vacances scolaires sont propices à la vidange de Moleskine. Le blog va être alimenté de divers comptes-rendus ces prochains jours…

Voici une séance de dégustation intéressante de l’AOC Bourgueil où nous avons mixé valeurs sûres et jeunes pousses. C’est une grosse séance avec 15 vins dégustés… Et finalement nous aurions pu en rajouter bien davantage (Yannick Amirault, domaine de l’Oubliée, du Mortier, de Rochouard, Taluau et Folzenlogel, Dubois, Fred Mabileau, Lamé Delisle Boucard… l’AOC est riche en talents). Merci à Jean-Luc Poignard d’avoir fait le voyage à Bourgueil pour nous dénicher ces petits domaines encore assez mal distribués.

Ce qui m’a marqué dans cette dégustation c’est de constater la proportion de jeunes vignerons qui reviennent à des vinifications et des équilibres très traditionnels. Il y a notamment une frontière égrappé/non égrappé qui scinde vraisemblablement Bourgueil en deux.

Le millésime est également un critère très discriminant avec l’arrivée des 2018 et de leur niveau de maturité et d’alcool qui fait descendre l’appellation au niveau du Roussillon une fois sur deux.

Bourgueil, Domaine Betrand Marchesseau, Poids Plume 2018
Un nez expressif, sur le fruit, notes de poivron mûr. Bouche fruitée agréable, simple et bien faite. Une entrée de gamme souple pour un vin estival. Bien ++ (0 points)

Bourgueil, Domaine Catherine et Pierre Breton, Nuit d’Ivresse 2016
Le nez est un peu animal, bouche un peu vive, acidité volatile, légèrement rude, tanin rugueux un peu sec. Très léger brett en finale. Un vin un peu compliqué. Moyen/Bien (0 points)

Bourgueil, Domaine Laurent Mabileau 2018
Nez fruité, fruit cuit, vanillé, moka. La bouche est mure, assez gourmande, assez chaud, le tanin est dompté. Un peu trop de bois à mon goût mais cela plaît comme d’habitude aux amateurs de planche de la table du fond 😊. Bien ++ (14 points)

Bourgueil, Domaine Guion, Prestige 2016
Nez assez mur, fruité, petites notes d’encens. La bouche offre de la mâche, de la matière, de la vivacité, pas mal de tanins. C’est mur mais le millésime le permet. Une approche assez traditionnelle mais c’est sérieux et intéressant. Une adresse à retenir. Très Bien (7 points).

Bourgueil, Bertrand Galbrun, Chartrois 2018
Nez assez mur mais notes fraiches et un peu menthées. Bouche souple, légèrement sucrée, tanin assez ferme, acidulé en finale. Un vin très agréable. On suspecte toutefois l’auteur de ne pas avoir réussi à terminer sa fermentation en levure naturelle sur un millésime aux degrés élevés. Enfin… à ce niveau de prix, sur un lapin aux pruneaux, on aurait tort de se priver. Très Bien + (27 points et vainqueur du collectif ce soir)

Bourgueil, Clos de l’Abbaye (famille Lorieux) 2015
Nez de truffe, fruité, même s’il faut se méfier de l’effet de succession (post 2018), la bouche semble un peu légère (et le vin sec mais cela c’est l’effet de succession). Le tanin accrocheur offre ici encore un équilibre assez traditionnel. Bien ++ (6 points)

Bourgueil, Laurent Herlin, Eclosion, Clos de la Gaucherie 2015
La bouche est assez structurée mais l’ensemble du vin est dominé par une puissante acidité volatile et des brettanomyces envahissant au nez comme en bouche. Moyen (2 points)

Bourgueil, Domaine des Ansodelles, Rencontre 2015
Arômes de prunelle, bouche vive, tanin très accrocheur. Un vin très traditionnel. Plus de maturité n’aurait pas nuit, une pressée moins forte n’aurait sans doute pas nuit non plus. Bien (1 point)

Bourgueil, Domaine de la Butte, Perrières 2017
Nez assez fin ou domine des arômes de barrique. La structure en bouche est consistante, le grain de tanin est fin, amers assez marqués. La barrique domine un peu la fin de bouche. Devrait se fondre toutefois. Très Bien/Très Bien + (les mêmes barriques produisant les mêmes effets : 22 points)

Domaine Revillot, Les Aubuis, 2015
Nez précis, fruité, truffé. L’attaque offre une belle épaisseur, le tanin fin, précis d’une granulométrie qui fait présager d’une belle garde. Une très belle découverte pour moi. Très Bien ++ (17 points).

Domaine du Bel Air, Les Marsaules 2014
Une expression un peu plus moderne, fruité mais l’expression est encore un peu timorée. La garde lui fera du bien. En bouche l’impression d’un vin moins dense que ceux qui ont précédé mais ce n’est pas un reproche car le tanin offre un grain dense et précis qui devrait bien garder. Très Bien + ( 5 points)

Domaine de la Chevalerie, Les Grands Monts, 2011
Une cuvée qu’on a peu l’habitude de goûter et qui offre un nez fruité et truffé. Touches d’orange qui dénote d’un début d’évolution. La bouche est grasse, puissante doté de tanin fins et compacts. Un équilibre gustatif très agréable. Très Bien ++/ Excellent (25 points et dauphin du collectif)

Compte-rendu : les rouges « autochtones » (ou presque) du pays Nantais.

Dans le vignoble nantais, on trouve des vins produits avec des raisins rouges qu’on ne retrouve guère ailleurs. Merci à Alain Poulard : ancien responsable de l’antenne nantaise de l’IFV de nous avoir accompagnés pour la découverte de ces cépages.

4 cépages sont assez originaux en pays nantais. Dans l’ordre d’apparition en pays nantais :

  • Le Berligou
  • L’Abouriou
  • L’Egiodola
  • Le Melon R

Le Berligou tout d’abord : c’est un clone du pinot noir implanté en pays nantais depuis le moyen âge. Les caractéristiques de ce clone ont un peu évolué par rapport au Pinot noir originel d’où une identité particulière. Toutefois la génétique a parlé, il s’agit bien du même cépage. Berligou est le nom d’une parcelle de vigne sur l’ancienne commune de Couëron (qui englobait celle de St Herblain). La légende raconte que le plan de vigne aurait été offert par Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne à François II, duc de Bretagne. Il n’existe aucun document attestant ce don ; même si ce genre de don s’est déjà produit entre ducs. Les premiers présidents des vignerons de l’appellation du Muscadet, Jean de Camiran le premier d’entre eux, étaient prompts à inventer de belles histoires aptes à séduire l’INAO des usages loyaux et constants de l’appellation. Les historiens tentent aujourd’hui de détricoter certaines de ces fables… Il est en effet plus vraisemblable que le cépage Pinot Noir ait descendu la Loire par le truchement des marchands antérieurement à François II. Le cépage a failli se perdre pendant les épisodes du phylloxera. En un siècle, la production de raisin à Couëron est passé de 365 à 19h en 1935. Les cépages hybrides ont été planté à la place du Berligou. Le cépage a failli se perdre. Sauvé par de Camiran à partir de plans trouvés à St Herblain puis par un vigneron de St Fiacre nommé Picot, il est réimplanté depuis peu par un groupe de vignerons du Sèvre et Maine.
Les plantations des 4 vignerons sont récentes ; les vignes sont jeunes. Elles font plutôt encore aujourd’hui des vins souples et assez légers. On verra quand les vignes auront 10 ans d’âge, nous pourrons regarder leur capacité à faire de grands vins ?

L’Abouriou est un cépage du Sud-Ouest. Il est très présent dans les côtes du Marmandais et descend de la Magdeleine Noire des Charentes. Son arrivée dans le vignoble nantais est récente. Dans les années 80, les vignerons cherchaient un cépage rouge, gros producteur, rustique, pas trop compliqué à travailler… L’IFV, leur a présenté l’Abouriou qui correspondait à ces caractéristiques. Il n’est plus planté aujourd’hui : les anciens ceps disparaîtront progressivement. Des trois cépages, ce fut la dégustation la plus compliquée pour les dégustateurs : le cépage est effectivement rustique et gros producteur.

L’Egiodola est un cépage récent : il est un croisement de l’Abouriou et du Tinta Negra Mole de Madère. Il offre un vin puissamment aromatique et de ce fait est plutôt utilisé en rosé.

Le Melon R est une mutation du Melon B : notre cépage du Muscadet. Il a été isolé, planté puis bouturé dans un domaine viticole du Landreau : celui de Jean-Luc Viaud. Il est moins acide que le Melon B, peu coloré, assez précoce. Il est actuellement vinifié en pétillant. Il est le dernier arrivé des rouges autochtones du pays nantais.

Melon :

Vin mousseux rosé, Domaine Jean-Luc Viaud, Rubigène
C’est un joli vin grillé à la bouche nagréable, la bulle fine et crémeuse. Cela fait toujours partie des 2-3 vins pétillants du Muscadet que je recommande les yeux fermés. Très Bien /Très Bien +

Rubigène : une jolie bulle nantaise

Berligou :

Vin mousseux rosé, Poiron Dabin, Berligou
Nez assez fruité, floral, fraise. La bulle est un peu envahissante en revanche. Bien

IGP Val de Loire, Domaine de Guérande, Marcel Jussiaume 2018
Nez jeune, pinot, fruité, poivron. Fruité en bouche léger amer fumé. Bien ++ (2 points)

IGP Val de Loire, Domaine Jean Bosseau 2018
Nez assez aromatique, qui pinote, cerise, fruité, jeune, bouche souple, digeste, léger amer : cela s’achète ma foi ! Très Bien (4 points)

IGP Val de Loire, Domaine Jean-Luc Viaud 2018
Nez très expressif de framboise, légèrement boisé. Le tanin est un peu rèche et fait penser à un Irancy. Bien + (2 points)

IGP Val de Loire, Domaine Poiron Dabin, Berligou 2018
Nez très boisé. La bouche est souple, de la matière mais un tanin de bois un peu sec. Trop boisé pour notre table, le vin semble avoir été apprécié à l’autre table. Moyen/Bien (7 points)

Egiodola

Vin mousseux rosé, Domaine Michel Brégeon, Cavodix
Problème de goût de souris un peu envahissant. A revoir.

IGP Val de Loire, Domaine Marchais, Egiodola rouge 2016
 Nez extrêmement aromatique de sirop de fraise, sirop de canneberge très entêtant. Bouche assez légère. Un peu aqueuse. Bien.

IGP Val de Loire, Nouet Frères, Egiodola 2018
Nez très aromatique, grenadine, framboise, un vin fruité mais pas trop putassier. Le tanin est un peu agrippeur. Il y a un peu de chair. Pas mal. Bien ++ (5 points)

IGP Val de Loire, Domaine de la Noë (Drouard), Egiodola 2018
Sirop de mure, yaourt à la myrtille au nez. En bouche, il y a du tanin, de la mâche, de la matière, le tanin est accrocheur. Bien + (8 points)

Abouriou

IGP Val de Loire, Philippe Marchais, Abouriou rosé. 2018
Joli rosé fruité, juteux, du gras en bouche. Très Bien (4 points)

IGP Val de Loire, Domaine de l’Aujardière (la Rémaudière) 2018
Nez réducteur, pique le nez, limite mercaptan, notes de framboise et de cassis, bouche rude, vive, un peu rapeuse. Curieux… Moyen/Bien

VDFrance, Domaine du Haut Planty, Abouriou Nature 2018
Nez foxé, animal, bouche perlante, tannique, vert, très accrocheur… peut être un vin un peu trop pressé. Rude. Moyen + (1 point)

IGP Val de Loire, Domaine du Grand Logis (Olivier Lebrin) 2018

Nez fruité, agréable, bouche dominée par un tanin très puissant. « Un excellent vin d’assemblage » mais qui malheureusement pas assemblé. Bien (1 point)

IGP Val de Loire, Domaine Delaunay (Vertou) 2018
Nez agréable, fruitée, bouche souple, un peu diluée/légère. Léger piquant en bouche. Moyen/Bien (4 points)

IGP Val de Loire, Domaine de l’Aujardière, LM 2016
Couleur légère, arômes de cassis, de barrique, bouche fluette. Moyen (4 points)

IGP Val de Loire, Domaine Jean-Luc Viaud, Abouriou (cuvée barrique) 2016
Nez assez fin, boisé léger, bouche tannique, vif, pas trop mal équilibré mais pas super mûr non plus. Bien/Bien+ (1 point)

IGP Val de Loire, Domaine Jean-Luc Viaud, Abouriou (cuvée en cuve) 2015
Nez assez fin, , fruité, camphré. La bouche est assez bien équilibrée. Un Abouriou à recommander. Bien++/Très Bien (1 point)

IGP Val de Loire, Christian Gautier, Abouriou 2015
Nez fruité, cassis, très « petit bordeaux », assez finement boisé. Bien équlibré. Assez agréable Bien++/très Bien (11 points)

Jeudi 23 janvier : séance Bourgueil – Places libres

Les gastros, grippes, rhumes, déplacements professionnels et autres fléaux ont eu raison de quelques adhérents. Il y a donc quelques places libres pour une séance dédié au vignoble de Bourgueil animé par le fascinant Jean-Luc Poignard ce jeudi 23 janvier 2020 à 20h30. Château de la Frémoire à Vertou.

Le tarif est de 16€ pour un non-adhérent et 9€ pour un adhérent. Pour y participer, rien de plus simple ; vous vous inscrivez sur Hello-Asso (vous avez le choix de laisser un pourboire ou non) et vous vous pointez le jour même avec votre justificatif reçu par Hello-Asso pour un éventuel contrôle. Cliquez ci-dessous.

Carton plein pour l’AOC Bourgueil !

D’ici là, n’hésitez pas à faire un tour sur l‘article de Génération Vignerons réalisé sur Bourgueil par Jean-Luc.

Éventuellement je dispose également de deux places dédiée aux vins rouges autochtones du pays nantais (Berligou, Melon R, Abouriou et Egiodola) pour la séance de ce soir (ce Mardi 21 janvier à 20h30) – Tarifs 7€ pour adhérent et 13€ pour non-adhérents. Comme je n’ai pas eu le temps de créer un formulaire Hello Asso, Contactez-moi si vous êtes intéressés afin que je puisses vous dire si les places sont encore libres.

Compte-rendu de dégustation : séance Muscat d’Alsace.

Quelle belle séance Vertivingtone nous fîmes ! Après les violents Madirans et les robustes Sagrantino nous voici dans le monde civilisé des Muscats.

Qu’en dire ? comme nous le rappelait Eryck, le Muscat c’est 2% du vignoble alsacien qui se divise en deux cépages : le muscat à petit grain et le muscat Ottonel. Cette différence est sensible dans les verres : plus floral-léger pour l’Ottonel et plus fruits secs/épais pour le petit grain.Les styles de vins sont La dégustation montre que le Muscat gagne à vieillir. Cela doit être une banalité mais les deux vins (et non des moindres) avec plus de 10 ans de cave ont fait la différence.

La dégustation se déroule en aveugle. Comme d’habitude mes notations personnelles entre parenthèses (de moyen à excellent) et les notes du collectif (3 points à distribuer aux 3 vins préférés) en points).

Alsace, Domaine Jean-Paul Schmidt, Alsace Rittersberg 2016
Nez puissamment aromatique extrêmement floral : rose, savon. La bouche offre un vin très sec, aux arômes persistant et aux jolis amers finaux Bien++/très bien (0 points)

Alsace, Jean-Marie Haag, Muscat 2016
Le nez est moins puissant, il est fin et floral. La bouche ressemble à une bouche de pinot gris. De jolis amers, assez puissants, bien tendu. C’est un autre style Bien++ (0 points)

Alsace, Bott-Geyl, Les éléments, Muscat 2015
Nez très muscaté de litchi avec des notes de thym. Très belle texture en bouche…. La bouche qui nous a à tous laissé une impression de sucrosité (genre 20-30g de SR) et la fiche technique nous annonce 2 g de SR. Mensonge ? Nous sommes-nous fait avoir par l’épaisseur et la structure du vin ? Est-ce le Muscat d’Alexandrie qui nous trompe ? toujours est-il que c’est plutôt bon. Très Bien + (12 points)

Alsace, Valentin Zusslin, Muscat, Cuvée Marie 2015
Joli nez floral, rose, élégant, léger gaz résiduel, une sensation finement sucrée. Jolie texture acidulée en fin de bouche. Un bel équilibre très agréable. Très Bien +/++ (3 point)

Alsace Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé, Kienzler, Muscat 2016
Ce vin est moins prêt que les vins qui ont précédé. Le nez est moins puissant mais assez fin sur des notes de pivoine. Un vin très sec, vif, avec de puissants amers et des tanins qui donnent l’impression de manger de la craie. C’est un vin à garder. Très Bien + (2 points)

Alsace Grand Cru Bruderthal, Gerard Neumeyer, Muscat, 2015
Le nez est un peu engoncé sur des notes florales. La bouche est large et épaisse. Un vin très structuré très peu acide. Comme souvent les vins du domaine. Très Bien + (11 points)

Alsace Grand Cru Saering, Dirler-Cadé , Muscat, 2015
Nez réducteur, assez fin sur des notes fruitées, ananas. Un vin très sec en bouche. Précis. De garde. Très Bien + (2 points)

Alsace Grand Cru Goldert, Zind-Humbrecht, Muscat, 2009
Nez précis, intense pourtant difficile à décrire. La bouche est grasse, puissante et mure. Acidulé en finale. Très persistant. Très Bien ++/Excellent (19 points)

Alsace, Jean-Marc Bernhard, Muscat Vendanges Tardives 2014
Nez passerillé, caramel, abricot sec, amande, gâteau de Noël. La bouche laisse une sensation d’évolution un peu rapide mais reste relativement élégante aujourd’hui avec un caractère doux et soyeux. Très Bien + (5 points)

Alsace, Hubert Metz, Concerto pour Valentin, Muscat Vendanges Tardives 2015
Le nez offre des arômes classiques aux Muscats Ottonels que nous avons goûté (forte dimension florale, rose) la bouche est très sucrée et donne une sensation légère plus pâteuse que d’autres vins qui ont précédé. Globalement bien fait. Bien ++/ Très Bien (3 points)

Alsace Grand Cru Goldert, Ernest Burn, Clos Saint Imer, Muscat, Vendanges Tardives 2005
Nez assez évoluée ou domine des notes de tisane, cierge d’église (comme un pinot gris avec un peu d’âge), fruits secs et confits, très fin, très précis. La bouche est large, épaisse, le sucre a été digéré par le temps, finale vive et parfaitement tendue. Très Bien ++ / Excellent (20 points = vainqueur du collectif ce soir).

Conférence sur le Melon Rouge 14 janvier 2020 à Briacé – Le Landreau

Dans le cadre de l’Université sur lie, le pays du vignoble organise une conférence dédiée au cépage Melon R.

Né d’une mutation spontanée sur des ceps de melon de Bourgogne, le cépage du muscadet, le melon rouge a fait son apparition en 1995 au Landreau dans le Vignoble Nantais. Depuis, un petit groupe de professionnels de la filière se met en place pour la reconnaissance de ce cépage et une diversification de la gamme des vins du muscadet.

Le vin pétillant Rubigène de Jean-Luc Viaud du Landreau est réalisé avec du Melon R

 Mardi 14 janvier 2020 à 20h30 – Gratuit. Pôle de formation Briacé, Le Landreau. Réservation conseillée en raison du nombre limité de places : 02 40 80 90 13 ou par mail valorisation-patrimoine@musee-vignoble-nantais.fr

Compte-rendu : sur les traces de Saint-Martin dans les vignobles européens.

Compte-rendu de la séance Vertivingstone du 19 décembre 2019 proposé par Jean-Yves Nougarède et Jean Philippe Raffard

Cette séance accueillait un invité exceptionnel, Jean Claude Bonnaud, l’auteur du Cep, la cape et l’Europe, ces vignobles qui longent les chemins de saint Martin.

Le choix des vins a été établi sur ses recommandations, en retenant les vignobles de l’Europe centrale et des Balkans. La tâche s’est révélée plutôt ardue compte-tenu de l’extraordinaire diversité des territoires et des cépages. L’approvisionnement n’a pas été simple non plus car les petits pays concernés exportent peu vers la France. Par manque de structures commerciales et aussi par manque de débouchés, l’amateur français n’ayant pas toujours la curiosité de ces « civilisations de la vigne » dont l’histoire, comme le montrent les chemins de saint Martin, est aussi riche que la nôtre.

Nous avons choisi les vins et les cépages les plus emblématiques de ces pays, ceux qui rappellerons aux visiteurs et touristes les moments magiques de leurs voyages : le petit verre dégusté dans une guinguette sur les hauteurs de Vienne, où celui du soleil couchant sur l’Adriatique, ou enfin la ballade dans le vignoble de Tokaj.

9 vins issus de 9 pays furent servis, voici les commentaires de Jean-Yves et les notes des participants :

Luxembourg :  Famille Ruppert : Esprit de Schengen, effervescent AOP Crémant-du-Luxembourg (assemblage pinot blanc, pinot noir, elbling, auxerrois, riesling, pinot gris) : Le nez est fleuri, en bouche la bulle voire la mousse est envahissante, cela a tendance à écraser le vin malgré quelques amers sympathiques (Bien, 4 votes)

Allemagne : Weingut Wittmann Palatinat.  Riesling trocken 2018 blanc, biodynamie : Avec un nez quelque peu sur la réduction; une belle acidité, des notes aromatiques qui pourraient rappeler un chenin, notes d’agrumes, une belle vivacité dans sa jeunesse, le vieillissement le rendra encore plus sympathique (Très Bien, 15 votes)

Autriche : domaine Diwald, Wagram.  Goldberg 2015, Grüner Veltliner, blanc, bio: Nez sur la réduction, en bouche la sensation est trop grasse, des amers trop exubérants, too much, pas apprécié (Moyen-Bien, 1vote)

Hongrie : domaine Gilvesy, lac Balaton : Furmint 2016, blanc, bio: Le nez est marqué par des notes de cire miellée, la bouche est ample, une belle acidité fruitée et fleurie, manque un peu de longueur mais bien agréable (Très Bien, 16 votes)

Italie : Agricola Gini : Soave Classico 2016, garganega, blanc, bio : La bouche est pleine, grasse, finale un peu anesthésiante clou de girofle, pas emballé (Bien, 7 votes)

Slovaquie : Macik Winery, Mala Trna, MONO 2015, Furmint tokaj, blanc : Un vin vif en bouche, c’est dominé par un salin malgré un fruité sympa, peut-être le salin domine trop (Bien, 4 votes)

Croatie : domaine Stina-Vino, île de Brac ; Stina 2013, Plavac mali, rouge : La bouche est fruitée et minérale, les tannins sont fondus, vin un peu froid mais cela reste gourmand, on sent les quelques années sans que cela soit rédhibitoire (Moyen-Bien, 0 vote)

Slovénie : Domaine Doppler, Styrie Maribor : Efekt 2015, assemblage Blaufränkisch, Zweigelt, rouge : Un vin frais et gourmand, sympathique (Bien, 2 votes)

Suisse : Simon Maye, Valais : Camosus 2014, rouge, pinot noir VV, gamay VV, merlot, bio : Un nez sur la réduction, mais beau volume en bouche, l’aromatique est noble et élégante, un mélange de végétal (pépin écrasé) et épicé, belle complexité ; mon coup de cœur de la soirée, à boire à 4 ce magnum… (Excellent, 19 votes)

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Compte rendu de dégustation : Muscadet des coteaux de la Loire, le projet Champtoceaux

Voici le compte rendu de la séance Verticadet dédié au projet de démarche de cru communal “Champtoceaux”du 26 novembre 2019.

La démarche de dénomination géographique complémentaire (dit cru communal dans le langage courant) se met gentiment en place. Toutefois le dossier n’a pas été officiellement déposé à l’INAO. Pour lors 13 domaines des coteaux de la Loire se sont associés pour travailler sur une délimitation des belles parcelles de chaque vigneron et sur un cahier des charges reprenant peu ou prou le même contenu que les précédentes DGC du Muscadet (18 mois d’élevage, 45hl/ha… etc…). Les vignerons se sont mis d’accord sur un nom : Champtoceaux (moi j’avais voté pour Liré : je trouvais que comme Du Bellay avait déjà fait la pub de l’endroit, c’aurait été plus facile à vendre. Bah tant pis. Champtoceaux c’est joli aussi)

Les particularités de la zone c’est une continuité géologique de part et d’autre de la Loire. Il s’agit du synclinal de Champtoceaux que composent les formes géologiques parmi les plus anciennes du Muscadet : micaschistes, gneiss, éclogite essentiellement. Ce sont donc des formats géologiques assez divers car la zone est vaste. Ce qui pourrait en revanche faire la particularité de la zone Champtoceaux, c’est le vent, comme pour les coteaux de la Loire. Le vent marin qui tempère, le vent d’est qui assèche : le vent qui s’engouffre sans contraintes dans la vallée de la Loire. La singularité du site, c’est aussi sa géographie avec ses superbes pentes qui tombent dans la Loire : certainement le vignoble le plus beau de la zone Muscadet.

Vous sentez bien que si la zone proche des bords de Loire se dessine naturellement pour en faire une unité de terroir, quid des vignobles les plus éloignés (Barbechat, Ligné, Carquefou ?).

En dégustation, nous avons été marqués par une homogénéité de couleurs assez marquée (jaune assez sombre) et par des vins assez faciles à boire aujourd’hui. Mais deux profil gustatifs assez distincts se font face : un profil mur et un profil plus tendu. Peut-être que les vignerons auraient intérêt à s’entendre sur le profil de vins qu’ils souhaitent faire sur cette zone… peut-être se sont-ils déjà entendus d’ailleurs depuis la production des vins que nous avons goûtés.

Dégustation et commentaire en aveugle; mes appréciations en clair, les notes du collectif en point.

Muscadet des Coteaux de la Loire, Domaine Landron-Chartier, Champtoceaux 2016
Arômes de cidre, de chouchen, bouche marquée par une nette oxydation sans doute volontaire, vif, nerveux en bouche, la présence d’éthanal en fin de bouche en fait un profil très jurassien (noix/curry). Si je peux avoir du plaisir à boire ce type de vin, il apparaît comme un OVNI au milieu des autres vins. La question est donc : pourquoi faire un vin aussi clivant alors qu’on cherche à convaincre une commission d’enquête d’une identité commune ? Bien + (4 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Domaine des Génaudières, Champtoceaux 2016
Nez sur des notes d’anis, de badiane, vanille et sève de pin. La bouche offre un très joli volume, une belle vivacité. Du gras, de la tension : un très bel équilibre. Les Génaudières s’affirment comme un domaine d’envergure sur des parcellaires beaux à couper le souffle. Très Bien + / Très Bien ++ (8 points et vainqueur du collectif ce soir)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Château du Roty, Champtoceaux 2015
Nez de ferment lactique, yaourt, champignon, bouche grasse et mure. Courte en bouche. Moyen/Bien (0 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Domaine des Galloires 2015
Nez très évolué : exotique, mangue, ananas qui donne une impression de surmaturité. L’attaque offre un joli volume, large et épais, une belle tension, une belle allonge en fin de bouche. C’est atypique mais j’aime beaucoup l’expression tertiaire de ce vin à ce jour. Très Bien + (7 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Domaine du Haut-Fresne, Champtoceaux 2014
premier nez réducteur qui s’ouvre sur des notes de caramel , de vanille. La bouche est grasse et donne une sensation sucrée-vanillée sans doute lié à la durée de l’élevage. Une bouche mure, agréable qui donne toutefois une impression générale de vin un peu dodu dans un style un peu international. La parcelle mériterait à elle seule une activité oenotouristique. Bien ++ / Très Bien (6 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Vignoble Marchais, Champtoceaux 2015
Nez assez précis, relativement peu aromatique, un peu moins gras que le vin qui a précédé (effet millésime sans doute). La bouche est très tranchante avec des notes d’essence de pin qu’on retrouve souvent chez Guindon et Génaudières. Intéressant. Bien++/ très Bien (2 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Olivier Lebrin, Sydrac de Chambelle cuvée prestige 2014
Nez très racinaire, médicinal, résine, très vif en bouche. Jolis amers, bien tendu. Jolie découverte pour moi à un prix qui reste doux. Très Bien + / Très Bien ++ (5 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Suteau-Ollivier, Champtoceaux 2014
Nez très exubérant, exotique, pamplemousse. Pas très gras, sensation légèrement sucrée, assez amer. Une sensation de méthodes sud-africaine (macération préfermentaire ? enzymage ?) appliqué au Muscadet. Un vin qui convainc moins… Bien + (2 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Cyril Becavin, Nectar de l’Erdre 2012
Comme souvent, il faut prendre son temps pour que les vins de Cyril Becavin s’expriment. Et là ils est prèt : Nez fin, élégant, citron confit, exotique, mangue, notes tertiaires. Bouche très vive, tendue, saline, complexe. Belle performance pour un vin à parfaite maturité. Très Bien ++/Excellent (5 points)

Désormais, nous arrivons dans des millésimes antérieurs à la démarche Champtoceaux. C’est une autre démarche collective qui prévalait à l’époque : la démarche “Roches de  Loire”

Muscadet des Coteaux de la Loire, Pierre Guindon 2007
Essence de térébenthine, herbe sèche, gingembre, gentiane : un profil aromatique reconnaissable entre tous dans les dégustations en aveugle. Bouche évoluée, très vive, verticale, tendue, typique du domaine et des coteaux de la Loire ancienne mode. Très Bien+/Très Bien++ (6 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Cyril Becavin, Nectar de l’Erdre 2007
Nez sudiste, plutôt fruité, racinaire, bouche très grasse, large aux amers particulièrement puissants, plus long que large en bouche, grassouillet, amers persistants. Très Bien (4 points)

Muscadet des Coteaux de la Loire, Domaine des Génaudières, Roches de Loire 2004
Nez évolué, oxydé, notes de pin qui surnage, bouche vive, un peu métallique. En fin de vie (mauvaise conservation peut-être…) Bien ++ pour le “style” (2 points)

Sur les traces de Saint Martin : places libres

Il y a quelques places libres pour la séance de jeudi 19 décembre 2019 dédiée au chemin que Saint Martin de Tours a parcouru en Europe et aux vignobles qui parcourent son itinéraire. Une dégustation illustrant ce voyage sera naturellement proposée.

Pour nous en parler : un invité exceptionnel puisque nous avons le plaisir d’inviter Jean-Claude Bonnaud, fondateur de la revue “Le vin ligérien” qui vient d’éditer son ouvrage “Le cep, la cape et l’Europe” aux éditions JCF Rives de Loire. L’ouvrage pourra être acheté sur place et l’auteur se fera sans doute le plaisir de le dédicacer.

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