Compte-rendu de dégustation : séance Fronton

Fronton le vin des Toulousains est une appellation qui nous aura laissé un bon souvenir.

 

Il faut dire que la Negrette est un cépage qui ne laisse pas indifférent. La palette aromatique de ce cépage peut être d’une puissance phénoménale. L’impression de se trouver dans un magasin de cosmétique ou une parfumerie nous a souvent effleuré mais aussi de croquer des grains de beau poivre frais d’Indonésie, de manger du fond de teint. Ici, les arômes amyliques prennent des airs de fraise tagada… et c’est rigolo.

 

En outre, même sur les cuvées les plus ambitieuses, pas la moindre trace de boisé perceptible… ou alors un boisé Cèdre/Mélèze… qui fait quand même plus classe que la vanille d’un Bordeaux. Nous avons appris que sur les cuvées Haute Expression le syndicat travaillait à un rapport fruit/bois… dès que le bois se fait sentir sur ces cuvées, hop les cuvées sont éliminés de cette démarche collective… ça sert à rien d’avoir un beau cépage si on le masque par du bois. Si c’est pas une belle démarche, ça ?

 

Les vins ont été récupérés chez des cavistes toulousains par Philippe Ricard du club toulousain In Vino Veritas, que je remercie grandement au passage. Les cavistes nantais étant lacunaire en Fronton… ce qui est bien dommage…

 

Fronton Domaine de la Colombière, Vinum 2008

Fruité, floral (pivoine, iris), poivré, attaque ronde, fumée, acidité en fin de bouche. C’est facile, ça se boit bien… certains ont trouvé la bouche un peu dissociée. Pour moi c’est bien

 

Fronton Château Laurou, Délit d’initié 2008

Là… c’est bienvenue à Fronton. Pour ceux qui ne connaissaient pas la Negrette, ils sont mis dans l’ambiance. Nez puissant floral de parfums lourds et cosmétiques (rouge à lèvre), les parfums continuent en bouche qui en devient entêtante. Sensation légèrement sucrée moins acide… donc un peu plus empesé… mais c’est un style qui se défend. Bien +

 

Fronton Château de Montauriol 2007

Nez un peu plus discret bien que l’ordre de service du vin dans les verres semble nous jouer des tours, floral et sensation fraîche au nez. La bouche est ronde, sucrée un peu cacaotée. Un peu simple. Moyen ++/ Bien

 

Fronton, Château la Colombière Les Costes Rouges 2007

Beau nez complexe de cèdre, mélèze, encens et santal. Bouche ronde, tapissante, sapide. Bouche complexe qui s’étale par vagues, tendue, long, tanin serré et finale florale. Très Bien +

 

Fronton, Château Viguerie de Beulaygue, La Croix de l’Agneau 2007

Nez complexe très expressif. Fraise, fraise des bois, fraise tagada, parfumerie… une negrette très marquée. La bouche est ronde, serrée et très tendue sur des parfums de violette violents et extrêment persistants. Une impression de croquer un grain de poivre disait Elsa… ça, c’est un vin qui ne laissera pas indifférent Nous avions deux clans ce soir : le clan des « c’est too much », et le clan du « c’est de la bombe »… je crois que je faisais partie du deuxième clan… Très Bien ++ / Excellent.

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Fronton, Château Baudare, Haute Expression 2006

 Une expression plus classique qui plaira au clan « too much » du vin précédent. Légèrement boisé-vanillé, moins expressif, une bouche plus puissante, plus sucrée de fût. Le tanin ferme, la bouche est bien faîte mais moins typique… Bien / Bien +

 

Fronton, Château le Roc, Cuvée Don Quichotte 2005

Encore un nez puissant qui pète la fleur servi par une légère volatile pas trop dérangeante. En bouche l’attaque est dominée par des arômes floraux et de beurre frais. Les tanins bien présents, fins et poudreux. Belle longueur en bouche et au nez. Il a été question d’une finale « poussièreuse » et j’aurai tendance à parler d’une finale très « pollen »… mais on se comprend, c’est l’essentiel. Très Bien ++

 

Fronton, Château Plaisance Tot Co Que Cal 2005

Début de nez sur des huiles essentielles florales ; une volatile « essence », fruits noirs et cassis. L’entrée en bouche fait très negrette. Un arôme lourd de parfums. La bouche est très concentrée marquée par un beau tanin massif et persistant. Un vin de garde : Très Bien + aujourd’hui sans doute mieux demain.

 

Fronton, Château Bouissel Haute Expression 2004

Encore une expression aromatique très forte. Marine dans un premier temps puis encore ces arômes floraux entêtants. En bouche, une belle mâche, des tanins assez fins et puis en finale de longs parfums floraux violents poussés par une acidité élégante. Très Bien.

 

Château Dévès, Allegro, 2003

Un nez plus évolué sur la violette-pruneau un peu plus discret que le précédent vin. Tanin très marqué. Petite acidité et fleur omniprésente. Une bouche plus évoluée également. Une vinification très classique sur un jus soigné. Bien++

 

Très franchement alors que je suis dans une phase ou les vins rouges français commencent sérieusement à m’emmerder… là je dois dire que c’est l’appellation me fallait.

 

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2 places de libre : Séance Fronton

Ce jeudi 10 juin : dernière séance Vertivingstone de l’année et 2 places libres pour une séance consacrée au vignoble de Fronton et son cépage original : la Négrette et à partir de vins gentillement récupérés par le club de dégustation In Vino Veritas de Toulouse.

 

(adhérent : 8€ / non adhérent 15€) Contact me if you’re interesting

 

 

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De grands Muscadet.

 

Les objectifs de cette séance du groupe Salivertivin du 4 mai au Château de la Frémoire étaient multiples :

 

-En premier lieu, se faire plaisir avec une belle série de muscadets sur le millésime 89 (les yeux exorbités du président en regardant ce bel alignement de carafes remplies de doux nectars à la robe jaune or donnaient le tempo de la soirée).

 

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Copyright link (http://legoutduvin.hostblog.fr, merci Christophe)

   

-Contre-balancer l’image de ce vin de soif à boire jeune même si on en était déjà tous (ou presque) convaincus.

 

-Goûter un vieux vin, c’est aussi faire un saut dans le passé des techniques viticoles (les vins étant moins concentrés/extraits et les élevages sur lie moins poussés qu’aujourd’hui).

 

-Avoir la possibilté de goûter une série de grands vins sur le millésime 1989 (année solaire avec un été chaud et sec) qui fait partie des grands millésimes en Muscadet au même titre que 1976, 1982, 1987, 2005 et probablement 2009. Sachant que les prix astronomiques (entre 10 et 20 euros pour ces vénérables flacons…….) de cette appellation injustement dévalorisée nous ont permis de réunir un fort beau panel.

 

-Au niveau dégustation, il s’agissait de retrouver les arômes classiques des muscadets, mis en exergue par une très sérieuse étude de l’INRA dixit Romain, après quelques années de garde (notes d’agrumes, d’hydrocarbure/pétrolées, de fleurs séchées, empyreumatiques/grillées, lactées, de minéralité/pierre à fusil/fumée, balsamiques, mentholées/camphrées)


vin n°1 : Muscadet la Frémoire 1989

 

Nez intense d’agrumes confits, d’hydrocarbures avec de fines notes pétrolées. La bouche est légerement en retrait même si le vin présente un équilibre correct avec des touches de crumble à la poire. La finale est un peu courte mais le vin est encore très vigoureux pour son âge. Bien.

 

Vin n°2 : Domaine de la Bourdinière 1989

 

Nez moins intense mais plus complexe que le premier mellant des notes de fleurs séchées de pétales de rose à des notes grillées, fumées. La bouche est ample avec de beaux amers et la finale citronée très persistante confère au vin une belle fraicheur. Très Bien. 

 

Vin n°3 : Domaine de l’Echasserie 1989

Nez intense de tarte au citron avec des notes lactées prononcées. La bouche est grasse, très saline. Cela manque de tension à mon goût. Moyen.

Vin n°4 : Domaine de la Tourlandière 1989

Nez intense lacté, fumé avec de fines notes de pêche de vigne et de menthe poivrée. Bouche ample avec une matière bien mûre mais équilibrée par une superbe tension. Le vin s’étire en bouche sur de doux amers et la finale sur des notes anisées incite à se resservir très vite. Excellent.

Vin n°5 Domaine des Chausselières 1989

 

 

Nez intense de fruits exotiques et de confiture de lait. Bouche grasse et tapissante s’exprimant davantage par sa matière que par sa longueure. Notes alcooleuses en finale. Assez bien.

 

Vin n°6 : Michel Luneau et fils 1989

 

Nez d’encaustique, de cire d’abeille un peu réduit évoluant vers l’ananas à l’aération. La bouche est hyper ciselée en attaque mais l’ensemble manque d’équilibre et se termine de façon un peu abrupte. Assez bien.

Vin n°7 : Domaine des Hauts Mortiers, cuvée des Rochettes, Denis Charbonneau 1989

Nez complexe et élégant de fleurs blanches (nez de rose très riesling), de noisettes évoluant sur les épices indiennes à l’aération. Bouche très dense avec de belles notes salines s’étirant longuement sur l’anis et le curry. Grand vin, très complexe et incrachable!

Vin n°8 : Chateau du Coing de St Fiacre, cuvée Comte de Saint Hilaire 1989

Nez intense présentant des notes lactées, de pierre à fusil et de fleurs blanches. La bouche présente un léger perlant que l’on retrouve souvent chez les jeunes muscadets. L’ensemble manque d’équilibre avec une acidité dominante. Assez bien.

Vin n°9 : Domaine R de la grange (Rémy Luneau) 1989

Nez complexe de fleurs séchées, de rhum et de pralinoise. Bouche grasse sur des amers persistants avec une finale un peu chaude. Assez bien.

Vin n°10 : Domaine Pierre Luneau Papin, cuvée L d’or 1989

Nez de fruits frais et de crème patissière. En bouche, le vin présente un bel équilibre avec une matière crémeuse même si l’ensemble s’exprime de façon un peu monolithique en comparaison avec ses congénaires. Assez bien.

En conclusion, le rapport qualité-prix de ces vins est bien indéniable et la mauvaise réputation du vignoble est en grande partie injustifiée. Les vins présentent des caractéristiques communes avec leur nez très intense, leur évolution très rapide dans le verre et leur jeunesse insolente mais en même temps on a vraiment deux styles de vins en bouche passant de l’hypertendu à l’hypergras. Bref, il n’y avait pas de quoi s’ennuyer à la Frémoire et ce fut une bien belle soirée.

Greg.

 

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Compte-rendu de la séance Côtes de Bourg

Séance Côtes de Bourg chez Vertivingstone.

 

Cette série de 12 vins me laisse une impression finalement d’une appellation très « française »… des vins avec quelques déviations aromatiques en premier nez mais qui s’estompent à l’aération. Des discrétions aromatiques parmi les jeunes vins… des structures qui demandent du temps pour se mettre en place, des vins secs, des vins de repas qui passent évidemment plus difficilement qu’une série de grenaches en dégustation. Mais ce sont finalement des vins d’une honnêteté, d’une franchise tout à l’honneur de cette appellation… mais on se dit qu’il doit exister sur cette appellation, quelques remparts humains (voire financiers) à l’œnologie moderne. Même si dans cette série de vins passés en fûts, je me hasarde à regretter les côtes de bourg élevés en cuves… ces merlots gourmands qui seront singulièrement absents de cette dégustation.

Si d’autres clubs sont tentés par une dégustation Côtes de Bourg, il ne faut pas hésiter à bien carafer les vins… la mise à l’épaule ne suffit pas.

Chaque personnes devait distribuer 3 points sur les 3 vins qu’elle a préféré.

Les vins proviennent tous de la maison des vin des Côtes de Bourg

 

Côtes de Bourg blanc Château Grand Launay 2008  – Sauvignon Gris (9€)

Nez extrêmement aromatique. Bonbon Krema au cassis, bonbon à l’ananas, pêche, fruits exotiques. En bouche un peu de perlant. Pas un gros volume. Acidité et arômes de buis qui me donnent une sensation de verdeur…Bien + au nez, Moyen en bouche… disons Moyen ++

  

Côtes de Bourg la Petite Chardonne 2006 (10€)

Nez sur le tabac, le brulé. Attaque souple, sec, acide en bouche assez court. En revanche, des tanins fermes assez serrés. S’il y avait un peu plus de matière, cela serait bien. Moyen ++

  

Côtes de Bourg Château Mercier Prestige 2006 (9,70€)

Discret, poivron, végétal, rhubarbe, encore un peu brulé. Attaque ronde un peu plus enrobée. Tanin plus fondu. Toujours assez court. Moyen ++ / Bien

   

Côtes de Bourg, Château Martinat 2006 (10€)

Nez très fermé (tabac ?). Par contre un bon équilibre gras/tanin/acidité en bouche. A boire dans 5 ans et ça devrait le faire Bien/Bien+ à ce jour… mais à ce moment de la dégustation, on a quand même hâte de quitter le millésime 2006

 

Côtes de Bourg, Château Falfas 2006 (7 points) (10.90€)

Curieusement un nez assez fermé sur quelques notes de caramel au lait malgré la présence d’une légère volatile… Une volatile plutôt bienvenue d’ailleurs pas dérangeante pour deux sous. Très belle structure en bouche, mûr, tanins très serrés, acidulé, tendu. Vraiment une belle bouche. Très Bien +

 

Côtes de Bourg, Château Macay, L’Original 2005 (6 points) (14.30€)

Ce sera le seul vin qui nous paraitra vinifié de façon un peu plus moderne. Un nez encore fermé (la barbe !) un peu beurré, compoté… qui laisse une impression de maturité. Bouche mure, sucrée, gourmande assez concentrée, tanins travaillés, un peu courte. Bien +

 

Côtes de Bourg, Château Clos du Notaire, Cuvée Notaris 2005 (2 points) (10.30€)

On a l’impression que nos deux 2005 seront élevés dans des écoles assez nettement opposées. Petite réduction en premier nez (enfin je pense que c’est de la réduction… une sorte de gasoil-géranium qui s’estompe à l’aération). Deuxième nez pas très expressif (pour changer) plutôt sur de la fève de cacao, le réglisse. L’attaque dévoile une bouche assez tapissante. Un beau tanin, une bonne acidité… de façon générale c’est un vin sec qui contraste avec le sucre du précédent. Une fin de bouche sur le réglisse. Bien ++/ Très Bien

  

Côtes de Bourg, Haut Mondesir 2004 (7 points) (12€)

Toujours pas extrêmement expressif au nez mais qui exprime une impression de maturité. Olivier a parlé de poivron cuit, tomate cuite… et ma foi, cela m’apparaît assez exact. Très belle bouche bien concentrée, un beau tanin, mûr, une amertume assez frappante mais une finale fraîche, mentholée appuyée par une intéressante acidité. Il faut reconnaître que pour un 2004 c’est vraiment super bien fait. Très Bien +/Très Bien ++

 

Côtes de Bourg, Château Haut Maco Cuvée Jean Bernard 2003 (2 points) (9.60€)

Nez extrêmement discret quelqu’un s’est hasarder à citer du « chocolat » au nez que je rajoute à une sensation mentholée… et hop ni vu ni connu je t’embrouille, cela me donne de l’After-Eight. Bouche ronde appuyée par le glycérol de l’alcool. Sphérique, léger amer, un poil de boisé en bouche. Très 2003… Bien

 

Côtes de Bourg, Château Brulesecaille 2003 (5 points) (9,90€)

Nez ouvert (Gott mit uns !) frais, poivron cuit, arnica, herbe aromatique. En bouche, un vin sec plus évolué en bouche. Un beau tanin serré. Cerise en finale. Séduisant. Très Bien /Très Bien +

 

Côtes de Bourg, Château la Grave, Nectar, 2002 (7 points) (15,50€)

Nez aromatique (ça y est on tient le bon bout… C’est vraiment minimum 7-8 ans avant de boire ces cuvées de Côtes de Bourg) plus évolué sur des notes de champignon, un peu pharmaceutique (camphré), légère volatile-gasoil. Il fait même aromatiquement plus vieux que son âge. En bouche l’attaque est très suave. Le vin est poli avec une sensation d’alcool qui renforce une sensation grassouillette et sucrée. Malgré tout une sensation que l’alcool n’est pas bien intégré au jus et aux tanins… une sensation de légère dissociation… J’ai du mal à être aussi séduit que le groupe. Moyen++/Bien

 

Côtes de Bourg, Château Fougas, Maldoror 2001 (7 points) (19€)

Encore une petite sensation de déviation en  premier nez (clou de girofle ais-je entendu) et en deuxième nez un nez plus grillé, cerise, bouche enveloppante, concentrée. Une belle bouche bourguignonne aux tanins fondus, évoluée ou l’on sent le pruneau séché et la cerise. Très Bien /Très Bien +

 

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2 places libres séance Côtes de Bourg : Jeudi 20 mai 2010

Rares sont les clubs de dégustation qui vous proposeront une séance “Côtes de Bourg” (à part le club de dégustation des magasins E. Leclerc peut-être)… Et bien chez Vertivin si !!

 

Jeudi 20 mai à la Frémoire. Séance Vertivingstone sur les Côtes de Bourg à 20h30

 

Si vous êtes intéressés : contactez-moi (tarif adhérent : 8€ – non adhérent : 15€)

 

Et sans a priori aucun, nous vérifierons si Bob de Bourg dit la vérité.

 

 

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Séance Vertivinus – Vins oxydatifs.

Séance Vertivinus – Oxydatifs : en l’absence du rédacteur officiel de la séance et de l’animateur, je prends le relais du commentaire

 

Notez au passage que je manque de références en matière d’évaluation de certains vins… je ne sais pas trop à quoi ressemble un bon Jerez Fino vu que mes expériences précédentes en Fino doivent se compter sur trois doigts… et je ne parle pas des Marsala en Solera…

 

Vin Jaune, Côte du Jura, La Roche Fendue, 2002 (16,90€ FAV)

Noix fraîche, champignon blanc poussière, bouche correcte assez simple finale sur l’alcool à bruler, le curry. Bien/ Bien+ / bon rapport Q/P

 

Jerez Fino Emilio Hidalgo. (11,50€)

Nez fin complexe sur des notes florales, olives, foin coupé, jaune, attaque grasse, salée… très salée même, acidité assez marquée par de déviances alcool à bruler. C’est assez fin. J’aime bien. Certains ont été dérangées par une amertume que je n’ai pas sentie. Ma foi… à essayer sur des grosses huîtres bretonnes. J’ai mis Très Bien.

 

Tokaj Szamorodni Oremus 2000. (17,19€)

Forte variation des deux bouteilles. Celle de l’autre table étant plus foncée et plus miellé.

Nez de mangue cuite, abricot sec gentiane, équilibre en bouche tokajien sucre acide. Bien fait mais aucune trace d’aromes oxydatifs sur ce vin. Très Bien. Certainement un des vins qui a le plus plu au groupe.

 

Madère Barbeito, Boal, 5 ans d’âge. (20€)

La plénitude des Boal de Madère… nez beurré, balsamique, fumé à ma gauche, sucré tapissant, finale sur la noix… un rancio fin. Bien++/Très Bien

 

Porto Osmann 10 ans Fût de Chêne (29€ – Cave du Lion d’Or Vertou)

Pas très expressif au premier abord ; floral et fruit secs, bouche un peu chaude, finale rancio et raisin sec. Moyen +/Bien

 

Jerez, Lustau, East India Sherry, (24€)

Nez complexe très évocateur pour moi, senteurs marines, vieille maison poussiéreuse de bord de mer qu’on ouvre en avril pour la saison, caramel, épices, gras et sucré, peu acide. Bouche n’est pas très fondue mais j’ai aimé la finale. Très Bien.

 

Jerez Emilio Hidalgo, Marques de Rodil, Palo Cortado. (26€)

Erreur de casting que de l’avoir mis à cet emplacement là… il n’est pas sucré du tout.

Un nez très complexe qui ne laissera pas indifférent. Jaune, arnica, camphre, olive noires et des arômes que j’appellerais musqués (j’ai entendu raclette, chaussettes et des bricoles dans le genre). Sec salé et gras en bouche, curry et fromage fondu en finale. Très Bien

 

Marsala Solera, Baglio Florio, Vendemmia 1983 (21,50€)

Nez très balsamique, Malt, orge, (certains ont dit « tourbe » mais je ne le trouve pas) bouche puissante limite alcooleuse assez complexe ou domine le sucre, le sel, une bonne amertume. Très Bien +

 

 

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Séance Libertivin – Nuits-Saint-Georges

Voici le compte-rendu de la dégustation Nuits Saint-Georges du 27/04/10. Commentaires d’Elsa que je remercie de se préter à l’exercice

 

Nuits St Georges –Maison Champy, Négociant , 2006 (19,95 € Foires Aux Vins Géant )

Un nez flatteur et intense exprimant des fruits rouges, de la cerise principalement, du kirsch ainsi qu’une note florale.

En bouche, l’équilibre fait défaut. Des tannins astringents constituent une trame légère. L’alcool domine donnant une sensation de chaleur marquée. Nous décelons principalement des arômes kirschés en bouche.

Globalement,  nous avons jugé ce vin de qualité moyenne.

 

Nuits St Georges –Domaine Henri Gouges, 2006 (26,86 € La Cave Jules Verne Nantes)

Le nez est ouvert et intense sur des arômes de fraise et de cuir.

La matière en bouche est riche, les tanins sont souples. L’acidité est bien présente. Les arômes en bouche sont aussi la fraise et le cuir. La finale est légèrement amère.

Ce vin nous a semblé prometteur et prêt à boire dans 2-3 ans.

 

Nuits St Georges – Roux Père et Fils pour Denis Charpentier – 2004 (Don du négociant de Cognac « Charpentier Père et Fils » à Vertivin)

Ce vin, de manière assez surprenante, révèle un nez animal : viandé, faisandé, musqué.

La bouche est décharnée et dominée par l’acidité. Les arômes animaux du nez se retrouvent en bouche.

Ce vin, de qualité moyenne selon nous, est évolué et est à boire de suite.

 

Nuits St Georges Premier Cru – Frédéric Magnien – premier cru Les Saint-Geroges-2002 (43,57 € Aux Quatre Couleurs (Nantes))

Le premier nez est discret offrant tout de même des notes fumées, des notes de thym et de vanille. Après une aération prolongée, le vin s’ouvre et des arômes de fruits de rouges et de réglisse apparaissent, persistent puis dominent.

En bouche, nous sommes séduits par la matière généreuse, le volume, la finesse des tanins et l’équilibre. La dynamique du vin en bouche est régulière. L’intensité aromatique est moyenne mais persistante  en fin de bouche.

Nous avons aimé.

 

Nuits St Georges Premier Cru – Philippe et Vincent Lecheneaut- Premier cru Les Pruliers-2001 (53,00€ www.vinovinia.com )

Le nez, d’intensité moyenne, livre des fruits rouges très mûrs, de fraise  ainsi que des arômes  de pruneau.

En bouche, l’attaque douceâtre  est appréciée par certains dégustateurs.

Cette sucrosité est également présente en milieu de bouche tandis que l’acidité se manifeste plutôt en fin de bouche, conférant  (enfin) de la fraîcheur au vin. Les tanins sont fermes.

Le fruité est assez persistant. 

Ce vin obtient finalement l’évaluation « assez bien ».

 

Nuits St Georges Premier Cru Nuits St Georges – Domaine Méo-Camuzet – Premier Cru Aux Boudots- 1999 (73,06 € www.bonjaja.com )

Le premier nez est fermé alors que le second nez, qui s’intensifie avec l’aération, nous invite au jardin (ouah ! on dirait du Ronsard !) : c’est un bouquet de fleurs comme l’iris et la pivoine.

La bouche est dense, volumineuse, fraîche et les tanins sont soyeux.  Les arômes floraux s’expriment également. La longueur, sans surprise, est au rendez-vous.

C’est un vin très élégant que nous avons aimé.

 

 

 

Nuits St Georges – Charles Vienot- Clos Saint-Marc- 1978 (42,01 € www.bonjaja.com )

La couleur tuilée du vin trahit son âge.

Le nez est complexe, révélant des notes de café, d’oranges puis de champignon à l’aération.

La bouche est franchement décharnée.

Ce vin sera l’objet d’un débat dans le groupe:

« Il présente un intérêt plus intellectuel que charnel ».

« Je ne suis pas d’accord. C’est parce que nous ne sommes pas habitués à boire des vins vieux. Il a ses qualités de vieux vin. Il ne faut pas rechercher des qualités de vins jeunes. Ce vin est respectable».

 

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Salivertivin : les arômes fruités.

Compte rendu de la séance Salivertivin du 6 avril au Château de la Frémoire animée par Christophe sur les arômes floraux.


Vin N°1 : Gaillac Domaine des Causses Marines Zacmau 2008 -14,50 €.

Nez fermentaire de pomme cuite puis après un peu d’aération, de légères notes de poire conférence et de coing. Bouche opulente avec une matière surmûre. La finale d’une belle fraicheur qui s’étire sur l’amende amère vient un peu équilibrer le vin. Assez bien. 0 vote.


Vin n°2 Volnay Jean-Marc Bouley 2007 – 17,90 €.

Nez de fruits rouges (fraise, cerise) et de fruits secs. En bouche, le grain de tanin est assez grossier et le vin présente une certaine verdeure avec des notes végétales prédominantes. Moyen. 0 vote.


Vin N°3 – Côtes rouannaises, domaine Robert Sérol, Les Vieilles Vignes 2008 – 6 €.

Nez intense de fruits exotiques, de banane, d’ananas (étonnant pour un rouge…) très compoté faisant ressortir le sucre. Un vin qui donnerait envie aux enfants… Censure? Bouche assez souple sur des notes poivrées. La finale est un peu courte. Assez bien. 0 vote.


Vin n°4 Costières de Nîmes Terre des Chardons Bien Luné 2008 (Cave Jules Verne) – 9€.

Robe un peu trouble. Nez de menthe poivrée, de camphre et de remède médicinal avec une acidité volatile importante. Pas de fruit pour moi (certains lui trouveront des notes d’agrumes). En bouche, la trame acide est très marquée avec des notes florales prédominantes donnant l’impression d’avoir de la lessive en bouche. Enfin, je suppose que la lessive doit avoir ce goût… Défaut de bouteille? Non noté en ce qui me concerne mais ce vin a plu à certains membres puisqu’il reccueille 2 votes.


Vin n°5 Autralie D’arenberg Wines “The Stump Jump” 2006 (Vins et Indépendace) – 9 €.

Robe évoluée avec une belle couleur brique. Nez intense de cerise à l’eau de vie, de framboises écrasées et de pivoine. En bouche, le grain de tanin est soyeux avec de belles notes florales. L’amertume très prononcée en finale gâche un peu l’harmonie d’ensemble. Bien. 4 votes.


Vin n°6 Cotes du Rhones Tardieu-Laurent (pour U ) 2007.

Nez torréfié de café vert et de fruits noirs. Bouche compacte avec un tanin serré mais agréable, une belle mâche sur le bourgeon de cassis. Finale un peu courte. Assez bien et très beau rapport qualité/prix. 6 votes.


Vin N°7 Vin de pays de Carcassonne, domaine de Brau, Vin de méditation – 9.50 €.

Nez animal avec des notes de figue et de violette. Bouche compacte avec un tanin serré et une sensation crayeuse que l’on retrouve souvent sur les terroirs de Chinon. De belles notes épicées. La finale mentholée confère au vin une fraicheur salvatrice. Bien en l’état et un joli potentiel. 7 votes.


Vin n°8 Italie Montepulciano d’Abruzzo Agriverde “Riseis di Recastro” 2005.

Nez un peu réduit puis de belles notes de figue, de pruneau et de fruits sirupeuxé se développent. Bouche assez dense mais la matière est bien équilibrée par une fine sucrosité s’étirant sur une finale de fruits à noyaux. Bien et original. 1 vote. Un des seul vin que j’ai su identifier de la soirée. Il faut dire que le charme toscan opère fortement sur ma personne ces derniers mois…


Vin n° 9 Portugal Lagoalva de Cima, appellation Ribatejo, 2001 cépage alfrocheiro.

Nez intense et complexe sur des notes épicées, florales (violette et pivoine) et fruitées (abricot et agrumes). Matière aux tanins soyeux avec des notes vanillées et une finale s’étirant longuement sur de doux amers. Très bien et original. 6 votes.Capture01-copie-1.jpg


Vin n°10 Gaillac liquoreux Robert Plageoles et Fils Sud Ouest Ondenc 98.

Nez complexe d’abricot, de raisins de Corynthe, de coing qui annonce du lourd et en fait, non ! La bouche est fine sur des notes de tilleul et de verveine. La finale est assez courte. Un vin digeste plus moelleux que liquoreux. Assez bien. 0 vote.


Un Bonnezeaux 1993 du Château de Fesles bouchonné….


Vin n° 11 Rasteau, vin doux naturel 2004 la soumade.

Belle robe ambrée. Nez éthéré, acescent qui laisse progressivement entrevoir des notes de caramel et de vanille. Bouche riche mais équilibrée déployant des saveurs de rhum ambré hors d’âge et de riz au lait. Belle longueur mais l’élevage marque encore un peu trop le vin. Bien. 1 vote.


Un niveau d’ensemble assez élevé et homogène pour la séance de ce soir durant laquelle les vins se goûtaient fort bien…. Merci la lune ?


Greg.

 

 

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Vertivinus – Séance 8 – Jeudi 1er avril 2010 – Château de la Frémoire

Cette huitième séance emmenait les dégustateurs sur les terroirs de granite. L’introduction de Romain permettait de situer le sujet. A l’aide d’une définition abusive mais adaptée à cette séance, nous définissions la notion de terroir comme le milieu sur lequel la vigne est implantée. Ce qui nous permettait de classer en trois catégories les roches terrestres (les roches magmatiques, les roches sédimentaires et les roches métamorphiques)

Romain ajoutait que les terroirs de granite s’apparentaient à des roches magmatiques de type plutonique, résultant du lent refroidissement d’une grande quantité de magma. Ces roches sont acides (riches en silice) et donnent des sols pauvres. Les régions de France où on trouve de tels sols sont peu nombreuses: quelques terroirs alsaciens, le nord de la vallée du Rhône, le sud du Massif Central ou le Sud du Roussillon sans oublier la région nantaise. Romain terminait l’introduction en qualifiant les vins issus de ces sols granitiques comme des vins fins à l’acidité soutenue par une certaine salinité. Allions-nous retrouver ces traits parmi les différents vins ? Auraient-ils d’autres points communs ?

 

La dégustation s’organisait autour de 5 vins blancs et 5 vins rouges


Saint-Péray blanc les cerfs 2008 Domaine Cuilleron (17€) :

Nez discret puis on détecte des arômes de citron, un peu beurré et fumé. La bouche est grasse ; l’acidité se mélange à l’amertume. Il y a une certaine longueur du vin en bouche mais ce vin n’est pas très complexe. Moyen.

 

Muscadet Domaine de la Pépière, Marc Ollivier Granite de Clisson 2007 (10.60€) :

Le nez est sucré (bonbon), fleuri, pierre à feu. La bouche est ronde avec une belle acidité équilibrée par le gras du vin. Les arômes sont marqués par le citron. Le vin est tendu, avec une certaine opulence. Bien+.

 

Saint Joseph Domaine Cuilleron Saint-Pierre 2008 (19.46€) :

Le nez est marqué par les fleurs blanches puis des notes d’agrumes et de mangues. Un dégustateur évoque une belle complexité aromatique. La bouche est chaude, tendue par l’acidité du vin qui devient ainsi plus nerveux. Belle longueur finale. Bien+.

 

Riesling Grand Cru Schlossberg Domaine Weinbach 2008 Clos des Capucins (26€):

Le nez est fermé, salé, avec des arômes de rose & de litchi (mais c’est peu évident) La bouche est perlante ; on trouve acidité et tension du vin avec des note « pierre ponce » Il y a quand même une petite déception parmi les dégustateurs qui s’attendaient à un vin plus facile à boire. Romain évoque le potentiel de garde de ce jeune vin qui devrait se goûter mieux dans quelques années. Assez bien+/Très bien (pour le potentiel)

 

Côtes du Roussillon Domaine Laguerre Le Ciste 2006 (12.50€) :

Nez oxydatif aux arômes de pommes. La bouche est chaude, acide, tendue avec de notes de pierre, d’épices et de sel. Bien.

 

Côtes du Roussillon rouge Domaine Laguerre Le 20 (7.85€) :

Nez de « bête à poil », de charogne, de carcasse et de cuir. La bouche est tendue, boisée avec des tannins serrés et asséchants. C’est un vin explosif mais déroutant ! Assez bien.

 

Porto Vecchio Domaine de Torraccia 2006 (14.40€) :

Le nez est un peu réduit, mais on note des arômes de pain grillée et de poivre. La bouche est chaude, les tannins sont fondus, l’acidité est plutôt légère mais le vin reste équilibré et long. Assez bien +

 

Moulin à vent JP Brun Terres dorées 2008 (11.40€) :

Nez fermé marqué par la violette. La bouche est acide, tendue avec des arômes de moka. Belle longueur. Assez bien.

 

Morgon Jean-Marc Burgaud Côte du Py 2006 magnum (21€) :

Le nez est puissant, alcooleux, avec des arômes de marc de café et de cuir. La bouche est ronde, tannique et poivrée avec des fruits noirs. Ce vin a fait la quasi-unanimité des dégustateurs. Bien+/Très bien.

 

(crédit Photo Château Loisel)

 

Saint-Joseph Chapoutier Les Granits 2003 (32.84€) :

Nez de violette. La bouche est poivrée ; les tannins sont présents mais pas asséchants. Le vin offre une belle acidité. Bien+

 

 

Conclusion : on retrouve bien dans tous les vins dégustés une acidité soutenue que l’on peut rapprocher des sols de granites sur lesquels les vignes ont été plantées.  Il fut difficile pour les dégustateurs d’être aussi affirmatifs sur d’autres critères. Un rapide sondage consacre le Morgon Jean-Marc Burgaud Côte du Py, devant le Saint-Joseph Chapoutier Les Granits et le Saint Joseph Domaine Cuilleron Saint-Pierre.

 

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CR : Séance Lombardie

Jeudi 8 Avril, le groupe Vertivingstone partait en Lombardie… un vignoble… comme tout les vignobles d’ailleurs qui necessiterait plus de temps pour une appropriation soignée.

Les participants disposaient de trois points à attribuer aux trois vins qu’ils ont préféré.

 

Franciacorta DOCG, Barone Pizzini, Satèn (un certain prix, Casa Vino)

Nez moyennement expressif de chardonnay, grillé un peu salin. Bulle un peu envahissante mais fine. La bouche est salivaire, bien sapide. Agréable (0 point) Bien ++/Très Bien

 

Franciacorta DOCG, Cavalleri, Pas Dosé Millésimato 2004 (21.50€ Vinpiu.it)

Nez fruité, poire. Bulle fine et sérrée… plus frizzante ; moins pétillante. Bouche sans sucre ce qui déstabilise l’assistance par rapport à Pizzini, sèche, grasse, acidulée, bien tendue ; belle longueur. Rétro fruitée. (1 point) Très Bien +/Très Bien ++

 

Lugana Superiore DOC, Tenuta Roveglia, Vigneto di Catullo 2007 (11.99€ Vinexus.de)

Nez discret, exotique, frangipane. Sensation sucrée alors qu’à 2g/l cela devrait être imperceptible. Gras, moderne ; pas très complexe mais bien fait. (0 point) Bien.

 

Lugana Classico DOC, Provenza, Fabio Contato 2007 (16,90€ Vinpiu.it)

Nez intense et profond marqué par d’insistantes notes aromatiques de groseilles à maquereaux fraîchement cueillies du groseillier. Notes florales. Belle bouche bien tapissante, assez longue en bouche, belle amertume. Je n’aurai jamais cru que de l’Ugni Blanc/Trebbiano puisse produire de telles structures. (13 points meilleure note) et Très Bien++/Excellent.

 

Garda Bresciano DOC, Delai Sergio, Groppello Mogrì 2008 (5.90€ Vinpiu.it)

Initiation intéressante au cépage Gropello qui rappelle aromatiquement un Brouilly sur granit bien mûr… Poivré, fumé. La bouche est en revanche est plus ronde plus gourmande qu’un Beajolais (1 point) Bien

 

Garda DOC Classico, Provenza,  “Negresco” Vigneti Storici 2007 (12.70€ Vinpiu.it)

Nez complexe, un peu réduit au départ mais cela part vite et ce n’est pas gênant ; on trouvera en début de nez des fragrances de sous-bois, cabernet franc, fougère, menthol. Et puis des arômes plus fumés-chocolatés en second nez. Bouche ronde bien structurée avec une sucrosité de fût et des tanins de fût. De l’amertume mais toujours sous-tendue par une fraîcheur aromatique qui plait beaucoup au groupe de ce soir (12 points). Très Bien

 

Valtellina Superiore DOCG, Nino Negri, Vigneto Fracia, 2002 (24.50€, Vinpiu.it)

Un nez marqué par une volatile appuyée sur des arômes assez discrets de fruits macérés, et fruits confits, chocolat. La bouche est bien structurée sur un tanin dense et ferme. Une acidité ferme la bouche et évite l’empâtement. Petit picotement en bouche. Pas mal… s’il n’y avait cette volatile un peu trop soutenue. Quoiqu’il en soit cela plait. (8 points), Bien +

 

Rosso del Sebino IGT, Ca’ del Bosco, Maurizio Zanella 2000 (36€, Vinpiu.it)

Un nez typé Cabernet mûr, légèrement floral, bois de cèdre assez classe. Bouche… alors là… il y a du matos. Indéniablement il y a là dedans un volume de vin au mètre cube impressionnant. C’est comme si on avait réussit à faire tenir 1,5l de vin dans une bouteille de 75cl. C’est du lourd, du dense, du concentré, du massif, de l’armoire normande. Bon bref… tout ça pour dire que l’attaque est assez prodigieuse d’intensité. Un tanin, Très fin, Très poudreux, Très serré. Malgré tout un cabernet qui apporte de la longueur, de la fraîcheur et de l’élégance comme dirait Patrick Audrain. A mon sens, du niveau d’un second voire d’un premier de Pauillac en 2000. Mais ça plait un peu moins au groupe de ce soir un peu moins habitué à ce type de bête de concours. (6 points) Très Bien ++/ Excellent

 

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