Séance Muscadet démarche de Cru communal « Monnières-Saint Fiacre » : places libres

Il y a quelques places libres ce Mardi 21 novembre à 20h30 pour une séance Verticadet dédiée à la démarche du cru communal du Muscadet « Monnières-Saint-Fiacre » en présence de l’ancien président de l’association du cru Monnières-Saint Fiacre.
14 vins à déguster.

Tarif adhérent : 7€ / non adhérent : 13€
Contactez-moi si vous êtes intéressés.

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Lors de notre dernier passage à Salivertivin Jean-Philippe Raffard, François Saias et moi avons décidé de produire un article sur la séance consacré à la nuance dans la description des vins. Il est en ligne sur le site Générationvignerons.com. Nous avons pensé vous le proposer en duplex sur Vertivin.

Vous pouvez y accéder en suivant le lien :

http://generationvignerons.com/vinho-verde-et-riesling-meme-combat/

Cordialement, Donnez nous votre avis s’il vous plaît, Merci JLP, JPR et FS

Les Villages de Mâcon : places libres

Il y a quelques places disponibles pour la séance Vertivingstone de Jeudi 16 novembre à 20h30 dédié aux villages de Mâcon : les 27 villages (que nous ne verrons pas tous je vous rassure) qui peuvent accoler le nom de leur village à l’AOC régionale « Mâcon » : Mâcon-Pierreclos, Mâcon-Verzé, Mâcon-Chaintré… etc.

A l’heure ou la Côte d’Or devient inaccessible, force est de constater que moultes cavistes se tournent vers ces appellations. C’est l’occasion de faire le point sur ces vins et peut être de dénicher de jolies trouvailles. Au programme 12 vins / dégustation en aveugle sur ce groupe.

Tarifs adhérent : 8€ – Non Adhérent : 15€
Contactez-moi si vous êtes intéressés.

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Mâcon-Pierreclos crédit image

Haut-Piémont : une place libre

Une place libre pour une séance dédiée aux appellations du Haut-Piémont italien ce mardi 14 novembre à 20h30 animé par Romain.

Au programme :

CAREMA, PRODUTTORI NEBBIOLO DI CAREMA RISERVA 2013
CAREMA, FERRANDO ETICHETTA BIANCA 2011
BOCA, BARBAGLIA SERGIO 2011
GATTINARA, RISERVA TRAVAGLINI 2010
GATTINARA, SAN FRANCESCO ANTONIOLO 2009
GHEMME, CA NOVA GIADA CODECASA 2008
GATTINARA, VALFERANA NERVI 2005
LESSONA, SAN SEBASTIANO ALLO ZOPPO SELLA 2004
BRAMATERRA, SELLA 2004

Tarif : adhérent 15€ / non adhérent : 20€

Contactez-moi si vous êtes intéressés.

Compte-rendu de dégustation : Ribeiro et Ribeira Sacra

Séance dédiée aux Vins des appellations Ribeiro et Ribeira Sacra chez Vertivngstone. La Galice espagnole offre décidément une palette de vins sacrément séduisante. Outre les branchouilles Rias Baixas, l’intérieur des terres propose des appellations qui offrent des vins d’une sacrément belle complexité tant en blanc qu’en rouge. Ce fut le cas aujourd’hui avec les appellations Ribeiro et Ribeira Sacra. Bien que les appellations soient voisines dans la continuité du fleuve Minho et de la rivière Sil, elles ont des caractéristiques assez différentes :

Ribeiro est historiquement tourné vers la mer d’où les vignerons écoulaient leurs vins, direction l’Angleterre, tandis que Ribeira Sacra est plutôt tourné vers la montagne ou le passage du principal chemin de Saint Jacques de Compostelle a vu naître de petites abbayes qui désoiffaient les pèlerins. Le vignoble de Ribeiro est situé sur un ensemble de collines, là où les vignes s’accrochent à des pentes vertigineuses que les moines du moyen-âge ont patiemment terrassées en Ribeira Sacra. Ajoutons à cela que malgré un encépagement assez semblable, les vignerons de Ribeiro semblent plutôt pratiquer l’assemblage de cépages tandis que les vins de Ribeira Sacra sont plutôt des monocépages.

Le niveau est assez élevé ce soir. le niveau de prix s’en ressent un peu… Il est aussi à noter que la dégustation, les notes et appréciations se sont déroulées en aveugle mais que le groupe a suivi la hiérarchie des notes du Guide Peñin : le meilleur vin pour le groupe est aussi le vin le mieux côté au guide…

Ribeira Sacra blanc, Adegas Moure, Albariño, Abadía da Cova 2015
Nez d’abricot, fruit blanc, qui offre des notes balsamiques plus évoluées de miel. La bouche est agréable, très légèrement sucrée, souple, avec une petite pointe de gaz carbonique. Un vin frais, miellé en rétro-olfaction. Bel équilibre. Bien ++ (6 points)

Ribeiro blanc, Bodegas el Paraguas, Atlántico 2016
Le cépage principal est du Treixadura ; ce qui change foncièrement la palette aromatique : nous sommes ici sur des notes de chèvrefeuille, de citron. L’attaque est assez dense, un peu plus courte en bouche que le précédent mais avec de beaux amers structurants. Arômes de verveine citronnée en fin de bouche. Très Bien + (8 points)

Ribeiro blanc, Bodegas Casal de Arman, Armán Finca Misenhora 2014
Encore un Treixadura mais sur un équilibre un peu plus boisé avec des notes de pamplemousse. La bouche est particulièrement élégante : grasse, mure, tendue, avec une fin de bouche acidulée et de superbes amers. Un équilibre très séduisant. Très Bien ++ (7 points)

Ribeiro blanc, Bernardo Estévez, Issué 2014
Ici c’est un mélange de cépages variés… et peu importe puisque le nez est dominé par un boisé vanillé peu avenant. La bouche est aussi boisée, grasse, beurrée malgré une finale acidulée. Un peu décevant. Bien + (3 points)

Ribeira Sacra blanc, Adega Algueira, Escalada 2014
Un Godello… ha ha. Et n’importe lequel. Joli nez de Bergamote et de citron confit, d’encre d’imprimerie. La bouche est large, concentrée, une texture douce et épaisse, umami, puissamment amère (trop pour certains), parfaitement tendue. Génial. Excellent (6 points)

Ribeira Sacra rouge, Divina Clementia 2014
C’est un Mencia que je trouve assez typique du cépage avec un nez de cerise, d’épice, de cannelle et des notes florales qui penchent vers le géranium. La bouche est charnue, vive, des tanins bien travaillés, des amers un peu lourds et une finale sur des notes de griotte. Très Bien (3 points)

Ribeira Sacra rouge, Adega Algueira, Merenzao 2014
Mon premier Merenzao… ça se fête. Légèrement boisé-grillé au nez, l’attaque est très agréable : c’est une bouche souple charnue et gourmande avec des notes florales, de la vivacité. Une vinification très soignée, très droite. Un peu boisé/beurré en fin de bouche. Très Bien (11 points)

Ribeiro rouge, Viña Meín, Tinto Atlántico 2014
Mélange de cépages variés comme du Caino et du Brancellao. C’est un vin qui sent la grenadine et qui me picote le nez. Floral. La bouche est souple, vive. Moins dense que les vins qui ont précédé et un tanin dur et un peu sec. Bien + (2 points)

Ribeira Sacra rouge, Dominio do Bibei, Lacima 2013
Encore un Mencia mais qui ne s’exprime pas sur le cépage mais plutôt sur un élégant boisé un peu coco. La bouche est très souple, très digeste, elle offre une structure charnue. Le tanin est ferme, fin et gras. Il y a une juste vivacité qui évite l’empattement. Très Bien ++ (22 points vainqueur du collectif ce soir)

Ribeiro rouge, Abadía de Gomariz, Gomariz 2011
Ce Souson majoritaire offre un nez plus évolué de sous-bois, d’humus, de fruits cuits et de prune. La bouche est souple, agréable, les tanins fondus. Un vin à maturité parfaire à boire aujourd’hui. Super rapport qualité-prix qui plus est pour un vin biodynamique. Très Bien + (12 points)

Vertivictuailles en Sicile chez Moscati

MOSCATI

 

Pour la 1ere soiree Vertivictuailles saison 3, rendez-vous était donné à l’épicerie italienne MOSCATi à St Sebastien sur Loire.

Christophe, ancien de l’agro-alimentaire et alors témoin de la malbouffe, a ouvert ce lieu il y a 11 ans.
Rejoint par Gwenaelle, ils proposent des produits artisanaux inspirés par le mouvement Slowfood d’origine italienne.

Ils nous ont permis de mettre en valeur des vins de Sicile…un peu de soleil en plein été indien, cela ne peut pas faire de mal.

 

LES VINS DE SICILE

 

La Sicile produit du vin depuis fort longtemps. La Superficie du vignoble est d’ailleurs importante : 180 000 hectares.

Les cépages utilisés sont nombreux : une vingtaine de cépages autochtones sont plantés et sont de plus en plus appréciés. Le Nero d’Avola est le plus planté, mais nous avons aussi pu apprécier d’autres cépages (isolé ou en assemblage) comme le Frappato.

Cette richesse permet à la Sicile de produire des vins très spécifiques et toutes les couleurs :
– blancs
– rouges
– liquoreux (avec le Moscato et le Passito de l’île de Pantelleria, au large de la côte sud-est)

Le gros avantage de cette région est de profiter :
– d’un soleil généreux (pour les maturités),
– d’un vent puissant le sirocco (pour sécher les raisins),
– de la proximité de la mer et de terres escarpées (certaines vignes adossées à l’Etna sont plantées à 800m) ce qui permet d’avoir des nuits fraiches voire froides.
Les vins sont ainsi peu traités et proposent d’assez belles acidités/fraicheurs.

 

LES ACCORDS METS VINS

 

Passons aux accords mets vins :

– SP68 blanc D’Occhipinti 14€

Composition : 40 % Albanello et 60% Zibibbo (Muscat d’Alexandrie)

Degustation : Nez tres riche, typé muscat, mais en bouche il est au final très sec , grande fraicheur, avec des beaux amers, aromatique faite de floral, clementine, epices douces et de pierre à fusil

Vote pour le vin : 15 voix (vainqueur du collectif)

Accord : Parmesan bio 18-26 mois

Vote pour l’accord : 13 voix (vainqueur du collectif)

 

– SP 98 Rouge 13 D’Occhipinti

*70% Frappato et 30% Nero D’Avola

*Droit, tension grace a une belle acidite, juteux, cap sur le fruit rouge,
senteurs de mûre, de cerise mûre et de prunelle. À cela s’ajoutent une touche florale (due au frappato) et des accents herbacés et épicés (que l’on doit au nero d’avola).
Tanins francs, mériterait plus d’ouverture.

Vote pour le vin : 5 voix

Accord : Jambon de Parme 24 mois sur foccaccia, pain italien

Vote pour l’accord : 12 voix .
Mention spéciale pour la foccaccia « Terriiible » comme dirait le Petit Nicolas

 

– Eruption 1614 14 de Planeta Nerello Mascalese… 17 EUR /25

*100 % nerolo mascalese, typique de l’Etna, région catane, 800m

*arômes élégants, entre cerise, rose et épices orientales. Alcool bien présent, 14°

Vote pour le vin : 5 voix

Accord : Pecorino truffe + salami truffe

Vote pour l’accord : 10 voix pour le Pecorino 3 pour le salami (très beaux produits)
.

 

– Cerasuolo di Vittoria Classico 2014 de COS 18 EUR

 

* Nero d’Avola (60 %) et frappato (40 %) de l’Appellation : DOCG Cerasuolo di Vittoria
*vin elegant, moyennement corsé, bien equilibré

Vote pour le vin : 7 voix

Accord : Caponata
(recette sicilienne, sorte de ratatouille avec des capres, du celeri et parfois des olives)

Vote pour l’accord : 8 voix

 

– Nero d’avola de Canicatti (vin 100% Nero D’avola vendu chez Moscati) 15€
et Siccagno 14 d’ Occhipinti 27 €100% nero d’avola de 55 ans

* 1er vin assez rond, mur, gourmand, légère sucrosité, servi un peu chaud

Vote pour le vin : 5 voix

* 2e Vin plus puissant et long, poivre, fruits noirs; puissance volcanique balancé par une belle acidité, tanins anguleux, vin de garde bu trop tot.

Vote pour le vin : 2 voix

Accord : Carpaccio de Bresaloa

Vote pour l’accord : 1 voix avec le vin 1 et 1 voix avec le vin 2

 

– Frappato 16 de COS 14€
ET Frappato 14 d’Occhipinti 25€

* 100% Frappato

* Vin 1 de COS : Bouteille tres changeante et même perturbante. Tour à tour Florale pour certains, fraises de bois, de zests d´oranges et d´épices, fruit tendre et digeste (esprit bourguignon) et puis aussi nez serpillere, réduite…le tout sur la même bouteille avec des allers retours continus entre ces impressions.

Vote pour le vin : 5 voix

* Vin 2 d’ A. Occhipinti : Nez de cerise et de framboise, notes d’épices. La matière est délicate en bouche avec un superbe équilibre entre puissance et légèreté

Vote pour le vin : 8 voix

Accord : Spaghetti sauce al ragù

Vote pour l’accord : 2 voix avec le vin 1 et 5 voix avec le vin 2

 

8 vins, 6 plats…et le petit tour de Sicile est joué.
Si tout va bien, une autre soirée italienne nous attend au cours de cette saison…suspens.

Prochain RDV organisé par Fred au Pré Gourmand en Décembre,
normalement en présence du vigneron Eric Chevalier !

Le vieillissement du Barolo : places libres

Il y a quelques places libres sur la séance Vertivinus dédié au « vieillissement du Barolo » ce jeudi 19 octobre 2017 à 20h30.

Au programme de cette séance spéciale « gérontophile », les Barolos :
Paolo Scavino 1997
Terre del Barolo 1987
Tenuta Montanello 1976
Giordano 1974
Fratelli Minuto 1967

Tarifs adhérent : 8€ – Non Adhérent : 15€
Contactez-moi si vous êtes intéressés.

Compte-rendu : le sauvignon gris ou fié gris en pays nantais

Voici le compte rendu d’une séance dédiée au cépage Sauvignon gris en pays nantais.

Tout d’abord,voici un petit mot de Guy Saindrenan qui nous a fait une petite recherche sur le cépage :

Le fié gris est un autre nom du sauvignon gris, cépage assez peu répandu aujourd’hui, dont le berceau d’origine pourrait être le Poitou car il y est connu sous le nom de « Surin du Poitou »[i]. Cette origine n’est pourtant pas certifiée (mais c’est le cas le plus fréquent !) car le sud-ouest prétend aussi en être le berceau au même titre que celui du sauvignon blanc [ii]. Dans son Manuel du Vigneron, le comte Odart, dans le paragraphe qu’il consacre à l’énumération des cépages les plus cultivés, précise à propos des sauvignons[iii]:
…les trois sauvignons, dont l’un est rose ; dans la vallée de la Loire et celle de la Vienne, ils sont connus sous le nom de Surin et de Fié.
Pour l’ampélographe du XIXe siècle, le sauvignon rose désigne le fié gris et, en outre, fié et surin seraient donc des noms génériques des sauvignons. Dans l’ouvrage qu’il consacre au vin, Schmutz nomme le cépage Surin-Fié [iv].

Le fié gris ou rose, c’est selon, résulte d’une mutation spontanée du sauvignon blanc. En France, ce cépage n’occupait plus que 10 hectares en 1958 ; en 2011, il occupe 660 hectares répartis sur le Poitou, la Touraine, le pays nantais, l’Yonne (Saint-Bris-le-Vineux), le Bergeracois et le Bordelais. Ailleurs en Europe, on le trouve aussi en Allemagne et en Bulgarie.
Aujourd’hui des ampélographes et des généticiens s’accordent à placer le sauvignon dans le groupe éco-géographique des cépages en provenance de l’Est.[v]

Dans la vallée de la Loire, il semble d’implantation ancienne puisque Ronsard, s’exprimant sur le vin du château de Prépatour (commune de Naveil, Loir-et-Cher) écrit[vi] :
C’était le même que le vin de surin.

et avant lui, dans Pantagruel, Rabelais énumérait des raisins de Touraine dont les « fiers » qui sont vraisemblablement les raisins du fié actuel :
Car notez que c’est viande celeste manger à desjeuner raisins avec fouace fraiche, mesmement des pineaulx, des fiers, des muscadeaulx, de la vicane, et des foyrars pour ceulx qui sont constipez de ventre…

Guyot mentionne encore sa présence en 1861 dans ce qui constitue aujourd’hui l’aire d’appellation « Côteaux du Vendômois ». Il est également mentionné dans le vignoble orléanais au début du XXe siècle, où il est dénommé « Blanc fumé » ou « Sauvignon jaune »[vii]. Quand est-il arrivé en pays de Retz ? La question demeure sans réponse certaine mais on peut quand même noter que les auteurs du XIXe siècle qui se sont exprimés sur la viticulture de la Loire-inférieure n’ont mentionné que deux cépages : le melon et le gros-plant. Il paraît donc assez probable que le fié gris soit arrivé après la crise phylloxérique, c’est-à-dire au cours du XXe siècle ou alors, l’aire consacrée à sa culture était trop réduite pour qu’il fut visible…

La dégustation s’est clairement divisée en deux catégories : les vins récoltés à peu près mur et ceux qui ne sont pas récoltés mur. Dans l’ensemble le groupe de dégustateurs a exprimé une certaine lassitude du profil de sauvignon gris très vert, acide… arômes de genêt, de buis vert en un mot comme en cent : de 4-mercapto-4-méthylpentan-2-one. Qu’est-ce qui incite à récolter des Sauvignons gris aussi verts ? Est-ce la peur de la pourriture grise ? …puisqu’on sait que le cépage y est sensible… Est-ce un effet de mode ? Quel est l’intérêt d’avoir deux cépages si on fait du blanc avec du gris ? Un Sauvignon Gris pas mur ressemble comme deux gouttes d’eau à un Sauvignon blanc pas mur. Par contre il me semble qu’un Sauvignon Gris mur offre des perspectives différentes d’un blanc mur…

De ce fait j’ai moi aussi tendance à trouver les expressions bergeracoises du Sauvignon Gris plus réjouissantes que celles du Pays nantais. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de bonnes choses. J’ai dégusté les vins seul après le groupe dans un ordre différent et j’ai fait une deuxième dégustation un jour après pour confirmer la première. Comme d’habitude, mes appréciations varient de Moyen/Bien/Très Bien/Excellent/Grand Vin et celles du groupe sont la synthèse de 3 points attribués aux 3 vins préférés par chaque personne (entre parenthèse). Revue de détail :

IGP Val de Loire, Domaine du Moulin de la Touche, Sauvignon Gris 2016
Arôme de Sauvignon, buis, vert. Attaque assez grasse, bouche très acide, verte. C’est un type classique variétal à vinification bien maîtrisée que nous allons souvent rencontrer. Bien (3 points)

IGP Val de Loire, Domaine du Sillon Côtier, Sauvignon 2016
Nez relativement intense, arôme d’orange, passion un peu typé Bergerac. Attaque assez épaisse, mure, assez complexe, assez vive. Bien++/Très Bien (2 points)

IGP Val de Loire, Domaine du Bois Huaud, Sauvignon Gris Cuvée Spéciale 2016
Le domaine offre 3 gammes de Sauvignon gris. Ce vin qui se situe au milieu de la gamme offre un nez assez exotique assez typé sauvignon néozélandais. Bouche mure, fruits cuits, amers intéressants. Agréable. Très Bien/ Très Bien+ (3 points)

IGP Val de Loire, Domaine des Cognettes, Dingue de toi 2015
Nez fermentaire, mur, « bio-peu sulfité ». Bouche très mure étrangement douce, doté d’un bel amer. C’est un vin très agréable, pas très typique (j’aurais pu confondre avec un chenin d’Anjou) mais j’aime bien : cela se siffle très facilement. Très Bien +/Très Bien ++ (12 points)

IGP Val de Loire, Domaine de l’Epinay, Sauvignon gris 2016
Nez de Sauvignon, buis, genêt. Il y a un peu plus de matière que dans d’autres vins mais il reste simplement vif et variétal. Bien + (0 points)

IGP Val de Loire, Domaine du Colombier, Sauvignon gris 2016.
Nez très réduit. Buis, gaz de ville. Bouche vive. Bien (0 points)

IGP Val de Loire, Frères Couillaud/Château de la Ragotière, Collection Privée, SG 2016
Nez assez complexe, fruité, pêche, prune mais encore très fermentaire (bonbon anglais). Mur : très beaux amers, peu d’acidité. Encore très fermentaire en rétro-olfaction… à garder 1-2 ans pour que jeunesse se passe. Très Bien+/Très Bien++ (4 points)

IGP Val de Loire, Domaine de l’Esperance, Sauvignon gris 2016
C’est un vin demi-sec pas très expressif sur des notes classiques (genêt). Doux en bouche… un apéro gentil. Bien. (0 points)

IGP Val de Loire, Eric Chevalier, Fié gris 2015
Farine, vanille, beurre frais (malo ?). la bouche est bizarrement très amère. La bouche a du volume toutefois. Un peu décevant. Bien + (5 points)

IGP Val de Loire , Domaine de la Garnière, Sauvignon gris 2016
De nouveau un Sauvignon gris variétal, buis, vif, on a l’impression d’un peu de sucre résiduel en bouche (8 ? 10 g ?)  Bien.

IGP Val de Loire, Domaine du Grand Fé, Sauvignon gris 2016
Nez assez classique, un peu moins aromatique mais toujours sur des notes variétales. La bouche est très vive. Bien. (6 points)

IGP Val de Loire , Château de la Cormerais Sauvignon gris 2016
Nez intéressant un peu réducteur blédine, fruits murs. Bouche fruitée et bien équilibrée. Bien ++ (0 points)

IGP Val de Loire, Domaine Les Coins, Sauvignon Gris 2016
Nez de Sauvignon, buis, genêt classique. Bouche assez vive. Bien (2 points)

IGP Val de Loire, Bernard Maillard, Sauvignon gris 2016
Nez un peu fermentaire, bouche un sucrée un peu pâteuse. Assez plat, amers notables. Moyen/ Bien (3 points)

IGP Val de Loire, Poiron Dabin, Sauvignon Gris 2015
Vin moelleux. Nez ultra aromatique, fruité arômes de fruits blancs, de Pinot gris (?)… Les frères Poiron s’imposent comme l’Uby des Pays Nantais : je soupçonne des méthodes de vinif un peu australo-gasconnes. Pas mal de sucre ( 50 g ? 60g ?) mais une bouche bien digeste, fluide. C’est plaisant et ça doit plaire. Très Bien. (16 points : vainqueur du collectif ce soir)

3 expressions du Sauvignon Gris en pays nantais diamétralement différentes mais hautement recommandables

 

[i] Pierre Rézeau, Dictionnaire des noms des cépages de France, CNRS Éditions, Paris, 1997, p. 328.
[ii] Henri Galinié, in A la rencontre des cépages modestes et oubliés, Dunod, Paris p. 133.
[iii] Comte Odart, Manuel du vigneron, La maison rustique, Paris 1861, p. 77.
[iv] Ch. Schmutz, Le vin, Librairie Delagrave, Paris, 1936, p. 64.
[v] Henri Galinié, in A la rencontre des cépags modestes et oubliés, Dunod, Paris p. 134.
[vi] Ronsard, Œuvres complètes de Pierre de Ronsard, P. Jannet, Paris, 1857-1867, tome  8, p. 326.
[vii] Maurice Leprince, Raoul Lecoq, Le vignoble orléanais, Jules Loddé, Orléans, Vigot Frères, Paris, 1918, p. 14.