Retrouvez la soirée, les contenus et les commentaires de la séance “Grands Roussillons” du Mardi 15 février sur le blog de Fred.
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La soirée faisait suite à l’AG de l’association. AG de l’association accompagnée en guise de mise en bouched’un :
Domaine Mélaric
Saumur Blanc
Cuvée Bille de Roche 2008
En magnum
R : Doré léger. Or clair.
N : Pomme au four, intense. Chenin.
B : De la matière perceptibles dés l’attaque, beau volume. Persistance correcte.
Note : Bien++. J’ai bien accroché mais cela n’était pas consensuel certains le trouvant nettement inférieur à leurs dernières expériences sur cette même cuvée.
Pour la suite on attaque sérieux avec une thématique de la soirée sur : « Méthodes traditionnelles et pétillants de Loire (Vouvray et Montlouis-sur-Loire)» ou des bulles dans du chenin.
La problématique était : Peut on reconnaître à l’aveugle une méthode traditionnelle, un pétillant (des bulles sans liqueur de tirage) ou u n pétillant naturel (des bulles sans liqueur de tirage et sans liqueur d’expédition).
Chaque groupe de 2 ou 3 membres avait une ardoise Velleda pour annoncer avant levée d’anonymat de la bouteille son avis quand au trois catégories suscitées et noter le vin de 1 à 5.
Introduction
Un bref rappel technique nous a permis de préciser les différences d’élaboration entre les méthodes traditionnelles, les vins pétillants et les vins pétillants naturels.
Les méthodes traditionnelles (ou méthodes champenoises (terme réservé à la Champagne)) sont élaborées techniquement comme… des champagnes. La prise de mousse se fait sur une liqueur de tirage c’est-à-dire du sucre ajouté sur le vin clair après fermentation alcoolique de ces sucres naturels. L’élevage est souvent plus long. Il s’agit fréquemment (mais pas toujours) d’un assemblage de plusieurs millésimes.
Les pétillants et pétillants naturels acquièrent leur mousse en fermentant en bouteille une partie de leur sucres naturels (sans liqueur de tirage donc mais « levurage de tirage » possible).
Il en résulte des résultats plus aléatoires en terme de prise de mousse pour les vins pétillants que pour les méthodes traditionnelles avec fréquemment pour les premiers une mousse plus présente en prise en bouche et par la suite souvent plus « évanescente » et une mousse plus régulière pour les méthodes traditionnelles.
Les pétillants se différencie par cotre des pétillants naturels par l’existence d’une liqueur d’expédition dans les premiers (Un peu comme entre les Brut zéro ou zéro dosage et les brut en Champagne). Dans l’échantillonnage de cette soirée les sucres résiduels peuvent s’élever jusqu’à 15 g/l.
D’autre part Jocelyn nous a rappeler que les raisins était fréquemment plus mur pour l’élaboration des pétillants et que pour le chenin, maturité élevé = amertume également plus élevée.
Dégustation
Premier vin
Peu d’effervescence (tirage à environ 15 g/l de sucre résiduel)
R : Pâle, or discret.
N : Intensité faible. Grande fraîcheur, presque vert. Vif.
B : Effervescence perceptible. Sec. Grande rigidité.
Faible longueur. Fait vin peu mûr.
« Finale saline » ©Frédéric
Note : 2
Domaine de la Taille aux Loups
Jacky Blot
Triple Zéro
Montlouis pétillant naturel
Prix : 12 euros
Second vin
Effervescence très discrète.
R : Idem, Nuance verte.
N : Intensité moyenne. Pomme Granny smith.
B : Beau volume en attaque puis se délite, fond en bouche. Rétro olfaction sur la pomme et la poire. Finale courte.
« Pas précis » ©Christophe
Note : 3
Laurent Chatenay
Pétillant naturel extra brut
Montlouis 2009
Prix : 10.80 euros
Troisième vin
Pas d’effervescence visible
R : Doré très léger, pâle.
N : Très intense. « Jus de pommes » ©Patrick
« Oxydé » pour certains, « Bien flingué » pour d’autres.
B : Très beau volume. Vrai finale. Un vrai vin mais non effervescent, et c’est bien là un des problème, le vin n’a pas fait ces bulles d’après Romain. Donc un pétillant… donc aléatoire… (Tirage à 12 g/l de sucre résiduel)
Accord difficile, pas apéritif c’est certain.
Note : 4. Nombreux autres proche de 0.
Domaine Jousset
Bubulle
Montlouis pétillant naturel 2009.
Prix : 15.20 euros
Quatrième vin
Discret cordon, Pas de corolle.
R : Pâle, reflets verts.
N : Nez brioché, discret, minéral.
B : Effervescence perceptible, tendu. Bon volume, bonne persistance.
Note 4
Domaine Vigneau-Chevreau
Vouvray méthode traditionnelle
(Liqueur de tirage + dosage)
Prix : 6.50 euros
Cinquième vin
Pas de mousse (tirage à environ 14 g/l de sucre résiduel)
R : Pâle, doré très léger.
N : Intensité moyenne, poire, « citron confis » ©Christophe.
B : Tendu mais équilibré. Persistance moyenne -.
Note : 3
Domaine La Grange Tiphaine
Damien Delecheneau
Nouveau nez
Montlouis pétillant naturel
Prix : 13.50 euros
Sixième vin
Très discret cordon, corolle présente.
R : Doré net.
N : Note de grande maturité (coing).
B : Très mûr, très riche, sirupeux. Mariage réussi entre un vrai vin et une discrète effervescence même si celle-ci n’est pas particulièrement crémeuse (mais avis non consensuel)
Note : 3 (Polémique, 0 pour de nombreux dégustateurs)
Domaine Vincent Carême
Brut « L’ancestral »
Vouvray pétillant naturel 2008
(Levurage de tirage)
Prix : 14.00 euros
Septième vin
Vrai cordon, vraie corolle.
R : Doré, jaune peu soutenu.
N : Levure, fermentaire…
B : Agressivité de la mousse… de la mousse et encore des bulles…
Pas de volume, Pas de finale mais tannicité sympathique sur la fin de bouche (8 à 10 g/l de sucre résiduel).
Note : 2
Domaine des Aubussières
Bernard Fouquet
Méthode traditionnelle
Prix : 8.65 euros
Huitième vin
Cordon et corolle présents.
R : Pâle.
N : Notes fermentaires.
B : Beau jus mûr. Bulle crémeuse (la première ?). Bonne tension malgré une sucrosité marquée. Bonne persistance même si sur la finale le vin est un peu empâtant.
Note : 3
Domaine Sébastien Brunet
Vouvray Pétillant naturel
Prix : 10.50 euros
Neuvième vin
Pas de cordon, corolle faible.
R : Dorée.
N : Fermentaire, mal défini, note de miel…
B : Un peu dure, tannicité et amertume (8 à 10 g/l de sucre résiduel).
Note : 2
Domaine Vincent Carême
Méthode traditionnelle brut 2007
Prix : 11.00 euros
Dixième vin
Cordon inexistant, corolle discrète.
R : Doré claire.
N : Pain grillé, fumé, « silex chaud », comlexe.
B : Mousse crémeuse, sec, volume correct. Belle construction (Sucre 8.7 g/l, acidité 4.70 g/l, alcool 11.94 g/l).
Note : 4. Quasi unanimité.
Domaine Huet
Vouvray pétillant « brut » 2005
(Levurage de tirage et Le Mont Première trie 2002
pour la liqueur d’expédition )
Prix : 14.20 euros
Onzième vin
Rare effervescence.
R : Doré claire.
N : Irrespirable… réduit. Pour moi franchement désagréable. J’hésite à prendre en bouche.
B : Volume, Belle mousse. Pas une grande persistance.
Rétro olfaction sur les notes réduites dérangeante.
Note : 1 (Non consensuel)
Domaine Allias
Vouvray pétillant
Prix : 6.50 euros
Pour finir deux vins un peu plus âgés…
Un Pet, Pet Nat ou MT de Loire cela vieillis comment ?
Douzième vin
Bulle et cordon rare.
R : Dorée.
N : Caoutchouc, Notes d’évolution sur le mousseron.
B : Mousse un peu agressive. Bouche déstructurée. Pour moi le plaisir est moi évident que le nez le laissé présager.
Note : 3
Domaine du Clos Naudin
Philippe Foreau
Brut cuvée réserve
Méthode traditionnelle 2002
(Seul millésime de réserve avec 1995, 5 ans de vieillissement sur latte cantre 30 mois pour le brut classique.)
Prix : 20.50 euros
Treizième vin
Très peu d’effervescence visible à l’oeil.
R : Dorée intense.
N : Beau nez levuraire d’évolution. Pas très complexe.
« Ananas » ©Romain
B : Effervescence en attaque, belle suite en bouche. Persistance moyenne.
Note : 3 (Moyenne des notes globalement élevées)
Domaine Huet
Cuvée réserve
Vouvray pétillant naturel 1998
Prix : 15.00 euros
Conclusion :
Belle, très belle dégustation de part le panel large dégusté et sa diversité.
Souvent des vins non consensuels… Certains pétillants n’étaient pas pétillants… Comment les juger ?
Cela confirme la plus grande difficulté de prise de mousse « reproductible » sur les pétillants et pétillants naturels. Les méthodes traditionnelles se rapprochent plus de nos référentiels d’effervescence champagne, plus reproductible mais plus « oenologiquement » maîtrisé. On perd le charme… de la surprise…
L’identification entre MT et P, PN sur l’effervescence a généralement était relativement aisée. Par contre entre P et PN il m’a semblé plus difficile d’établir de manière nette à l’aveugle une différence une partie non négligeable des PN travaillant bien avec des maturité élevée pouvaient obtenir des taux de sucres résiduels aussi élevé que les P aprés adjonction de liqueur d’éxpédition surtout si réalisée en peu dosé.
Ressortent de la dégustation quelques vins consensuels et de très beau niveau :
Domaine Vigneau-Chevreau
Vouvray méthode traditionnelle
De très beau rapport qualité / prix,
Domaine Huet
Vouvray pétillant brut 2005
Peut être même plus apprécié que le beau :
Domaine Huet
Cuvée réserve
Vouvray pétillant naturel 1998
D’autres vins sont carrément polémique et font le grand écart entre les amateurs et les détracteurs :
Domaine Vincent Carême
Brut “L’ancestral” Pétillant naturel 2008
Ou
Domaine Allias
Vouvray pétillant.
Contre toute attente dans cette séance recherchée, il y a une place libre sur la séance Libertivin “Grands vins du Roussillon” Mardi 15 février (séance à 20€ pour un non adhérent et à 15€ pour un adhérent).
Et deux places libres pour la séance Vertivingstone Moulin-à-Vent en Beaujolais de Jeudi 17 février (séance à 15€ pour un non-adhérent et à 8€ pour un adhérent).
Si vous êtes intéressés contactez-moi pour réserver votre place.
Moulin à Vent de Collioure
Séance Chinon sur la séance Vertivingstone de ce 28 janvier 2010.
Malgré la proximité géographique, c’est une séance curieusement un peu compliquée à organiser parce que 70% des cavistes ont les mêmes vins du même domaine. Bernard Baudry par ci, Bernard Baudry par là… Je connais bien le domaine comme tout oenophile qui se respecte, j’y suis allé y faire un pèlerinage en son temps. L’homme est charmant, les vins sont très bons, mais je ne vous cache pas que j’avais les oreilles qui commençaient à siffler du Bernard Baudry … premier dans tous les concours, dans tous les guides, dans toutes les dégustations plus ou moins cachées chez tous les dégustateurs (qui n’ont goûté le plus souvent que Baudry à Chinon). D’autant qu’on apprend insidieusement que les dudits vins permettent de faire des marges très confortables pour un caviste et sont aisément trouvables chez le grossiste du coin… l’objectivité de toute la chaîne de distribution et de recommandation s’avérant suspecte, c’était l’occasion de remettre notre dudit Baudry à sa vrai place… 11 Chinon donc.
Séance compliquée quand on le nez bouché comme c’était mon cas ce soir… ce qui m’a permis de mieux me concentrer sur la structure des bouches de d’habitude… Mais ma caractérisation des nez n’est pas très fiable…
Chinon Domaine Gouron cuvée tradition 2008 (Cave de l’inattendu, Vertou – 6,20€)
Moyennement aromatique sur la framboise. Bouche ronde gourmande qui reste fraîche (floral, poivronné). Un vin d’été simple et efficace sur la grillade. Bien + (5 points)
Chinon Domaine Nicolas Grosbois Vieilles Vignes 2009 (don de Nicolas Grobois)
Nez mur un peu viandé. Belle bouche bien dense. Tanin fin bien encore très présent mais de qualité. Fin de bouche un peu charcutière. Bien ++ (4 points)
Chinon Domaine Philippe Alliet, Côteau de Noiré 2008 (Cave Privée.com – 20€)
Nez très boisé; Bouche souple, fraîche, acidité assez conséquente qui tend assez bien le vin. Tanin assez poudreux intéressant bien que marqué par le bois… un peu décevant en l’état. Curieux équilibre recherché en tout cas. Bien+ (à revoir 5 points)
Chinon, Domaine Bernard Baudry, La Croix Boissée 2007 (lemeilleurduvin.com – 17,50€)
Beau nez élégant fruité et floral. Belle attaque tapissante. Tanin à la fois fondant et diablement structuré. Très Bien + (11 points)
Chinon, Catherine et Pierre Breton, Beaumont 2006 (LevertetleVin.com – 10€)
Nez un peu marqué par le sparadrap, volatile. Bouche coupée en deux : attaque souple et derrière, un tanin puissant. Extrait. Un vin un peu difficile. Moyen +/ Bien (0 points)
Chinon, Domaine des Chesnaies, Pascal Lambert, Harmonie 2006 (Cave Pascal Luneau, Vertou – 24,90€)
Eucalyptus, menthe-chocolat, after-eight. Un eucalyptus qui marque une vinification certes plus oxydative mais qui ne manque pas de précision. Bouche terriblement concentrée, extraite puissante, dense, tanin démonstratif intense et précis. Impressionnant. Je ne sais pas qui en aveugle peut le placer à Chinon… mais impressionnant. Très Bien+ (17 points et le vin le plus consensuel ce soir, Chimène qui l’eu cru)
Chinon, Château La Grille, Baudry Dutour 2005 (Leclerc – 30,85€ en Magnum)
Torréfié, épicé, très extrait, finale un peu sèche et un peu courte. Joli pied de lampe nonobstant. Bien + (2 points)
Chinon, Domaine Olga Raffault, Les Picasses 2005 (vinsFinsdelaCrau – 12,75€)
Nez très typé brett : étable, andouille (un peu fécal). La bouche offre en revanche une belle structure, dense, le tanin un peu brut mais honorable. Bien (1 point)
Chinon, Domaine Millerand Vielles Vignes 2005 (Cave de l’inattendu Vertou – 26€ en Magnum)
Sous-bois, frais, un peu terreux. Bouche souple, fruitée, nette et gourmande (léger picoti d’un reste de CO²). Rétro très légèrement charcutière. Un Chinon (un vrai ce coup ci) à boire à grandes goulées. Très Bien (3 points)
Chinon, Bernard Baudry, Clos Guillot 2003 (Cave Privée.com – 16€)
Moyennement aromatique, pruneau, fruits cuits, attaque joliment tapissante, structurée, longue en bouche et tendue par une élégante acidité qu’il fallait aller chercher en 2003 ! Très bien ++ (16 points)
Chinon, Couly-Dutheil, Clos de l’Echo 1996 (VinMalin.com – 31€ en Magnum)
Menthe poivrée, feuille de menthe, feuille de tomate (copyright de ma voisine), humus. Bouche enrobée, tanin présent assez persistant. Belle acidité. Fin. Un Chinon de tradition d’une insolente jeunesse. Très Bien + (9 points)
En conclusion… il faut bien admettre que les critiques ne se sont pas trop plantés. Les vins de Bernard Baudry se sont distingués par un volume en attaque et une précision gustative sans chercher la surrextraction ni le bois : des caractéristiques qui les distinguent des autres vins dans une dégustation. Des pratiques culturales et de vinification qui ne doivent pas grand chose au hasard. Mais comme dans de nombreux vignobles, d’autres vignerons sur d’autres équilibres sont largement capables de nous bluffer. Nicolas Grosbois et Pascal Lambert semblent des vignerons particulièrement à suivre. Et puis si parmi les effets de modes on a envie de revenir au Chinon de Gargantua… les VV du Domaine Millerand me semblent hautement recommandables. Et je regrette de n’avoir pas pu placer dans cette dégustation Laure Dozon ou Patrick Corbineau… pour voir… il y a encore tellement à voir finalement.
L’Haroun Tazieff de Vertivinus vous fera comprendre l’effet d’un sol volcanique sur le vin. Du Rangen aux Canaries, de l’Etna à l’Auvergne, quels sont les caractéristiques des vins issus de ces sols.
Il y a donc une place libre à prendre ce jeudi 10 février : tarif adhérent 8€ / non adhérent 15€. Contactez moi pour vous inscrire
Ha février, c’est le mois des salons. On n’y coupe pas.
Premier salon viticole : c’est la Salon de Vinomedia à la Fleuriaye de Carquefou (il y en a deux dans l’année : c’est donc le deuxième) les 11 (nocturne), 12 et 13 février 2011 : Un salon qui s’appelle ‘Trésor des Terroirs”. C’est un bon salon. La seule présence de Bruno Schloegel (Alsace : Domaine Clément Lissner) suffit généralement à faire venir nombre de dégustateurs : la gamme est irréprochable. Tant qu’on reste en Alsace, le Domaine Gérard Neumeyer, plus mur et plus sucré (et plus cher d’ailleurs) revient à Carquefou. Bois-Baulieu en Marmandais est aussi un domaine très estimable. Le Domaine Eugène Carrel en Savoie est une découverte de ce salon. Très belle Roussette de Marestel 2009 et Mondeuse sympa poivrée comme il faut. De bons Maury au domaine Semper et des Chitry sympas au domaine Jacquet (en particulier un 2009 à garder sur 2-3 ans à 6,50€… très intéressant).
On télécharge une invitation ici : http://www.vinomedia.fr/salons/particulier/invitation/default.asp?in_id_salon=251&context=1
Deuxième Salon, moins “homogène”, c’est le salon des Vins et de la Gastronomie de Vertou (Salle Sèvre et Maine) du 18 au 20 février organisé par GL Events (qui a fusionné avec Performance). Avec toujours les domaines Clos Basté (Madiran), des Ducs (Beaujolais), Roque-Peyre (Montravel) ou de Mille (Lubéron).
Troisième salon (certainement le plus intéressant des trois), c’est le salon du Club des Vignerons Lauréats au Château de la Poterie à LA Chapelle sur Erdre les 4-5-6 mars (La Nerthe – Châteauneuf du Pape ; Courbis – Rhône, Torracia – Corse, Nouvelle, Engarran, La Baronne et Guilhem en Languedoc et Roussillon; Plageoles nous vient parfois de Gaillac )
Pour ceux qui veulent poursuivre la soirée après l’assemblée générale… Mardi 8 février à 20h30, il y a deux places libres dans l’atelier Salivertivin consacré ce soir aux Montlouis et Vouvray Pétillants Naturels et Méthodes traditionelles avec 13 vins à goûter ce soir… (Participation adhérent 8€ – non adhérent 15€) . pour me contacter c’est toujours ici
Introduction
La thématique de la soirée était : « Les portos vintages ».
Notre président nous a en effet proposé, à travers 6 vins, une passionnante immersion dans cet univers des vins mutés et ces paysages « d’Hermitage à l’échelle de la Champagne ».
Les vins, tous des portos dit « vintages », environ 1% de toute la production du Douro, sont des portos millésimés, vieillis deux ans en « pipe » (barrique de 522 l) avant embouteillage, sont présentés dans l’ordre de service du plus récent au plus ancien :
Quatre vins sont des portos vintages « déclarés » :
– Fonseca 2003,
– Warre’s 2000,
– Poças 1994.
Environ 18 mois après la récolte, en mars ou avril (souvent à la Saint Georges) suivant l’agrément de l’instituto do vinho do porto, le négociant (« Symington Family Estates », « The Fladgate partnership »,…) prend la décision (strictement indépendante) si la qualité du millésime est jugé exceptionnelle de « commercialiser » un porto vintage, c’est-à-dire de « commercialiser » en porto millésimé l’assemblage des meilleurs vins de ses différentes quintas et éventuellement de ces achats issu de ce millésime. La « déclaration » d’un porto vintage n’est pas systématique. Taylor Fladgate Yeatman, compagnie ayant le record du nombre de déclaration entre 1870 et 1993 a déclaré 42 millésimes sur 123 ans.
Le nombre de « maisons » de porto déclarant un millésime est un indicateur de la qualité supposée de l’année (37 déclarations en 1994, 41 en 1991, 46 en 1985, 1 en 1993, 10 en 1990 et 5 en 1986).
Les autres années, de qualité jugée « non exceptionnelle », les maisons de Villa Nova de Gaia peuvent embouteiller des portos vintages mais il s’agit alors de « Single Quinta Vintage Port ». Porto vintage issu d’une seule propriété ou de « seconde marque » comme le Fonseca Guimaraens pour Fonseca. Ces portos vintages sont habituellement plus rapidement prêts à boire que les portos vintages déclarés.
Trois vins sont à considérer comme des « single quinta vintages ports » issuent de millésime moins « favorables » ou production de propriétaire de seule quinta, non négociant donc ne réalisant pas de déclaration « globale » même les meilleures années :
– Quinta Seara d’Ordens 2000 (millésime assez généralement déclaré) (appartenant à Amorim),
– Quinta de Ventozelo 1998 (appartenant à la « Real Companhia Velha »),
– Quinta Nova de Nossa Senhora do Carmo 1996 (appartenant à la « Real Companha Velha »).
Premier vin
Fonseca 2003
R : Grande densité, violine mais non impénétrable.
N : Un peu médicinal au premier nez laissant place à des notes de cerises noires. Début d’évolution dans le caractère aromatique surprenant.
B : Grande douceur dés l’attaque ; beaucoup de fruit. Tannins bien présents mais pas excessivement agressifs et lui donnant une grande allure de vin presque sec. Pointe de chaleur (alcool) et d’amer pour certains dégustateurs en toute fin de bouche. Bel équilibre commençant à se dessiner.
« En plein dans le schiste brûlant » ©Romain
Note : Très bien +.
Sa tannicité nettement perceptible le rend difficile à juger aujourd’hui. A revoir après une longue garde.
Prix moyen : 106 euros
Second vin
Quinta Seara d’Ordens 2000
R : Moins dense. Début d’évolution net.
N : Peu expressif. Notes de réglisse et d’anis.
Nez type vin de bordeaux année 1970 rive droite…
« Léger rancio » ©Jocelyn ; complexe pour Romain, oxydatif pour Patrick.
B : Grande douceur en attaque. Moins de volume, tannins nettement moins massifs que le vin précédent. Discrète chaleur perçue surtout en attaque…. Plus plaisant aujourd’hui que le précédent mais moins de fond.
Note : Bien
Prix moyen : 47.50 euros
Troisième vin
Warre 2000
R : Tonalité proche du vin précédent.
N : Nez jouant entre une grande fraîcheur, un coté très floral (iris, orchidée) et des notes de maquis et viandées.
B : Quelle douceur !!!! La perception tannique arrive très, très tard. Chaleur et tannicité sont enfouies sous un fruité d’une grande suavité. Une vraie gourmandise avec une sensation sucrée plus marquée que sur les vins précédents.
Ce profil particulièrement séduisant est il celui du millésime ou des portos de la famille Symington ? J’opterais volontiers pour la seconde solution.
La cylindrée au dessus de la Quinta Seara d’Ordens 2000.
Note : Très bien + et excellent aujourd’hui.
Prix moyen : 76 euros
Quatrième vin
Quinta de Ventozelo 1998
R : Beaucoup plus légère que les vins précédents.
N : Un peu insaisissable, pharmaceutique, usé, suie.
B : Rond, doux, tannins fondus…Un peu mince? Chaleur en finale.
Peu de charme à mon goût, peu de fruits mais « tient » par le sucre et l’alcool. Agréable initialement puis nettement « éthéré ».
Globalement moins apprécié.
Note : Moyen
Prix moyen : 39 euros
Cinquième vin
Quinta Nova de Nossa Senhora do Carmo 1996
R : Plus dense que le vin précédent mais le cède en intensité à tous les autres.
N : Sanguin, cassis, balsamique, girofle, muscade.
B : Tannicité finement granulaire. Note de bonbon et cachou en rétro olfaction. Bien construit, assez fondu.
« Sacré compléxité » ©Patrick
Note : Bien+
Prix moyen : 40 euros
Sixième vin
Poças 1994
R : Nette évolution, orangée.
N : Usé, un peu poussiéreux (vieux bois) s’améliorant nettement à l’aération sur des notes de cerise au chocolat (cerise, kirsch), de fraises écrasées.
B : Grand velouté en attaque. Tannins patinés par l’évolution. Persistance moyenne.
Beaucoup de charme et d’équilibre même si évolué. Grandement apprécié par certains dégustateurs mais non consensuel.
Note : Bien+ à ++
Prix moyen : 55 euros
Conclusion :
Chaque dégustateur présent avait trois points à attribuer à ces vins préférés.
Le « classement » de ce soir est donc :
– Fonseca 2003 et Warre 2000 ex aequo avec 10 points
– Poças 1994 8 points
– Quinta Nova de Nossa Senhora do Carmo 1996 4 points
– Quinta Seara d’Ordens 2000 et Quinta de Ventozelo 1998 1 point
Pour d’autres impressions sur cette dégustation vous pouvez vous rendre ici http://passionvin.hostblog.fr/2011/01/26/porto-vintage-la-degustation/ ou là http://pipette.canalblog.com/archives/2011/01/20/20168770.html
Le vendredi 4 février 2011 à 17h45 au Château de la Cassemichère à la Chapelle Heulin se tient une table ronde sur Les perspectives d’avenir du Muscadet organisé par le Pays du Vignoble nantais.
Autour de cette table ronde on y retrouvera le géographe Jean Renard, le géographe Jean-Robert Pitte et le géographe Raphaël Schirmer…
Reservations indispensables au 02 40 80 90 13.
Introduction
La thématique de la soirée était donc : « Les grands vins du Languedoc ».
Christophe nous a en effet proposé, à travers 11 vins, la découverte du Languedoc et de son renouveau qualitatif datant du début des années 1980 avec des domaines comme La Grange des Pères ou La Mas de Daumas Gassac.
Le Languedoc couvre 40 000 ha et 18 appellations.
Les cépages principaux sont la syrah, le grenache, le mourvèdre auxquels s’ajoute l’autrefois mal aimé carignan.
Ont donc été dégusté 11 vins rouges.
Dans l’ordre de service :
– Corbière AOC 2008
Cave d’Embres et Castelmaure ; La Grande Cuvée
– Faugères AOC 2008
Domaines les fusionnels ; Cuvée intemporelle
– Vin de Pays du Languedoc 2007
Château La Baronne ; Pièce de Roche
– Faugères 2003
Léon Barral ; La Valinière
– Côteaux du Languedoc 2007
Domaine Vaîsse ; Les Capitelles
– Saint Chinian 2006
Domaine Canet Valette ; Le Vin Maghani
– Vin de Pays du Languedoc 2007
Mas Laval ; Grande Cuvée
– Côteaux du languedoc 2008
Domaine d’Aupilhac (S. Fada) ; Les Cocalières
– Minervois La Livinière 200
L’oustal Blanc ; Prima Donna
– Fitou 2007
Bertrand Bergé ; Cuvée Jean Sirven
– Vin de table Français 2005
Terres Inconnues ; Los Abuelos
Chaque dégustateur avait 3 points à attribuer à ces vins préférés.
Premier vin
Corbière AOC 2008
Cave d’Embres et Castelmaure ; La Grande Cuvée
R : Très belle, entre mat et brillante. « Intrigante ».
N : Fin et complexe, sur le fruit. Fraise écrasée. Pas de marque de bois. Discrètement médicinale (herbes fraîches) à l’aération.
B : Très belle attaque, très beau volume. Très fin.
Seul bémol, pas très long.
Très, très bon ; presque grand.
Note : Très Bien
Nombre de points : 0
Prix moyen :
Second vin
Faugères AOC 2008
Domaines les fusionnels ; Cuvée intemporelle
R : Belle robe, dense, brillante.
N : Profond, frais, non marqué par le bois (Bois neuf 18%).
A l’aération reste profond, notes de poivres.
Coté syrah marqué (45% (Grenache 14%, cinsault 26% ; mourvèdre 15%))
B : Attaque et structure plus rigide que le précédent (un peu plus vert).
Longueur plus importante mais avec une tannicité marquée.
Note : Très bien
Nombre de points : 7
Prix moyen : 16 euros
Troisième vin
Vin de Pays du Languedoc 2007
Château La Baronne ; Pièce de Roche
R : : Très jeune, dense.
N : Intense !!! Très grand nez médicinal, sanguin, « figue ».
A l’aération, même registre intense mais un peu monolithique, notes de bois précieux.
B : Attaque discrètement fuyante puis s’appui sur une belle tannicité (cependant tannins moins enrobés, moins de gras que les précèdent).
Belle persistance très aromatique.
100% Carignan de 1892
Note : Très bien (plus aromatique mais moins structuré que le précédent)
Nombre de points : 5
Prix moyen : 22 euros
Quatrième vin
Faugères 2003
Léon Barral ; La Valinière
R : Nette évolution.
N : Pinote presque, notes animale et de fourrure… Vieux mourvèdre.
Notes confites, presque d’orange type vieux Bandol.
B : Acidité fine et tannicité fondue mais beau volume.
Très belle persistance avec rétro olfaction de qualité.
Son coté animal ne le rend pas du tout consensuel.
Note : Très bien ++
Nombre de points : 3
Prix moyen : 35 euros
Cinquième vin
Côteaux du Languedoc 2007
Domaine Vaîsse ; Les Capitelles
R : Belle, brillante, jeune.
N : Gamme « fraîche », herbes aromatique, fraise des bois. Moyennement intense.
B : Beau volume. Tannicité fine et tramée. Belle persistance aromatique sur herbes fraîches et la banane ( ?).
Bien sur la structure en bouche plus polémique sur l’aromatique. Me donne personnellement l’impression de jouer avec la limite de la juste maturité. Peut être est ce le « fruit croquant » à la Henri Jayer ?
50% Grenache ; 50% mourvédre
Note : Bien ++
Nombre de points : 12
Prix moyen : 18 euros
Sixième vin
Saint Chinian 2006
Domaine Canet Valette ; Le Vin Maghani
R : Belle, brillante, début d’évolution.
N : Perturbant (déviation). Ecorces d’orange. A l’aération notes de café.
B : Tannicité marquée d’emblée, fine mais envahissante. Volume correct.
Persistance sur l’acidité et les tannins. Fait fatigué.
50% syrah, 50% mourvèdre.
Note : Moyen
Nombre de points : 0
Prix moyen : 26 euros
Septième vin
Vin de Pays du Languedoc 2007
Mas Laval ; Grande Cuvée
R : Belle robe brillante, jeune.
N : fruit rouge, pointe de bois, peu fruité puis change totalement, sirop de fruits rouge à l’aération.
B : Beau volume, tannicité intégrée. Rétro olfaction évoluée (Bois, champignon). Du gras, de l’alcool ; peu d’âme, pas d’émotion.
55% syrah, 40% grenache, 5% cabernet franc
Note : Bien-
Nombre de points : 12
Prix moyen : 20 euros
Huitième vin
Côteaux du languedoc (Montpeyroux) 2008
Domaine d’Aupilhac (S. Fada) ; Les Cocalières
R : Belle robe brillante, jeune.
N : Confiserie, « Harribo », sucraillon.
B : Structurée. Volume et tannicité présente. Finale sur l’astringence. Longueur moyenne. Finesse ou… maigreur.
40% syrah, 30% merlot, 30% grenache
Note : Bien-
Nombre de points : 0
Prix moyen : 20 euros
Neuvième vin
Minervois La Livinière 2007
L’oustal Blanc ; Prima Donna
R : Belle robe brillante, jeune.
N : Très mûr, très compoté même sur la tapenade. Presque évolué.
B : Très belle attaque puis ?… Acidité et tannins ?
Présence tannique, alcoolique et amer… ?
Persistance sur l’alcool…
A accompagner, Barroque…
50% grenache, 40% syrah, 8% cinsault
Note : Bien ?
Nombre de points : 0
Prix moyen : 25 euros
Dixième vin
Fitou 2007
Bertrand Bergé ; Cuvée Jean Sirven
R : La plus dense, opaque.
N : Aromatique, gamme de salaison salivante. Notes de chocolat noir.
B : Attaque massive mais bouche aromatique en rétro olfaction. Belle persistance très mûr. Pas d’excès d’amer.
Dense, massif et technique dans le bon sens du terme.
50% cinsault 45% syrah, 5% grenache
Note : Bien ++
Nombre de points : 9
Prix moyen : 35 euros
Onzième vin
Vin de table Français 2005
Terres Inconnues ; Los Abuelos
R : Dense, brillante, belle évolution.
N : Fruits à noyaux, à l’alcool, confiture de vieux garçon.
B : Belle attaque fine, beau volume et grande finesse. Beau 100% grenache à son apogée.
Beau vin de méditation.
Note : Bien +
Nombre de points : 4
Prix moyen :
Conclusion :
Chaque dégustateur présent avait trois points à attribuer à ces vins préférés.
Le « classement » de ce soir est donc :
– 1° ex æquo : 12 points
– Côteaux du Languedoc 2007
Domaine Vaîsse ; Les Capitelles
– Vin de Pays du Languedoc 2007
Mas Laval ; Grande Cuvée
– Troisième : 9 points
– Fitou 2007
Bertrand Bergé ; Cuvée Jean Sirven
– Quatrième : 7 points
– Faugères AOC 2008
Domaines les fusionnels ; Cuvée intemporelle
– Cinquième : 5 points
– Vin de Pays du Languedoc 2007
Château La Baronne ; Pièce de Roche
– Sixième : 4 points
– Vin de table Français 2005
Terres Inconnues ; Los Abuelos
– Septième : 3 points
– Faugères 2003
Léon Barral ; La Valinière
– Aucun suffrage
– Corbière AOC 2008
Cave d’Embres et Castelmaure ; La Grande Cuvée
– Saint Chinian 2006
Domaine Canet Valette ; Le Vin Maghani
– Côteaux du languedoc 2008
Domaine d’Aupilhac (S. Fada) ; Les Cocalières
– Minervois La Livinière 200
L’oustal Blanc ; Prima Donna
Trois traits marquant de la dégustation de ce soir mérite d’être signalés :
– La dispersion relative des suffrages, de nombreux vins ayant reçu un ou plusieurs votes. Pas de plébiscite ni de consensualité totale.
– Le caractère « solaire », « logique » de certains vins (Vin de Pays du Languedoc 2007 Mas Laval ; Grande Cuvée ) s’opposant à un réel « fruit croquant » d’autre (Côteaux du Languedoc 2007 Domaine Vaîsse ; Les Capitelles) (2 écoles ? aussi appréciées l’une que l’autre).
– Une capacité de vieillissement réellement harmonieuse certaine (Faugères 2003 Léon Barral , La Valinière ; Vin de table Français 2005 Terres Inconnues , Los Abuelos) avec de vrais bouquets et des bouches fines et équilibrés.