Vertivinus – Les vins rosés – Jeudi 29 septembre 2011 – Château de la Frémoire

« Il y a des globules rouges, il y a des globules blancs, ça semble clair qu’il doit y avoir aussi des globules rosés… » J. Carmet

 

 

 

C’est l’été après l’heure en région nantaise en cette fin septembre et c’est par une séance sur les vins rosés que commence ce nouvel opus de Vertivinus : une séance de rattrapage en quelque sorte…

 

Romain commence par nous donner quelques éléments de présentation de la thématique.

 

Ainsi apprend t-on que c’est probablement le plus ancien vin de l’Histoire, provenant de l’opération de foulage au pied de raisins noirs sans macération, ainsi qu’on le pratiquait autour du bassin méditerranéen dans l’Antiquité. Si les vins dits « clairets » font leur apparition à partir du XIIIème siècle en provenance de Bordeaux grâce au commercer anglais, ce n’est qu’en 1682 que le terme vin rosé est utilisé pour la première fois dans le vignoble d’Argenteuil.

Les vins dits colorés s’imposent à partir du XVIIIème siècle et la part des vins rosés en France passe de 80% à 10% du volume des vins consommés en cent ans. Il faudra attendre les années 2000 pour assister à un nouvel essor du vin rosé. C’est un phénomène essentiellement local (la consommation des vins se fait principalement dans leur région de production)

 

Il existe deux grandes méthodes d’élaboration du vin rosé, la vinification en blanc (par pressurage direct) ou  la méthode de la saignée.

La première consiste à éviter un contact prolongé entre le jus de raison blanc et la pellicule des grains de raisin. Une courte macération (moins de quarante-huit heures) est possible. La suite de la vinification est comparable à celle des vins blancs. On obtient ainsi des vins frais, légers et fruités.

La seconde méthode débute toujours par une macération. Quand le moût atteint la coloration souhaitée, on écoule une partie du jus : c’est la saignée. Cette méthode permet d’obtenir des vins plus corsés, avec plus de structure et donc plus aptes à la garde. Cela permet aussi de concentrer la couleur du moût non saigné.

 

Il n’y a pas de définition satisfaisante à l’échelle nationale ou internationale du vin rosé. En France, chaque AOC définit le vin rosé selon ses propres critères. Faire des vins rosés de haute qualité n’est pas une mince affaire et exige une maîtrise technique importante.

 

 

9 vins sélectionnés par Romain sont dégustés ce soir-là, tous à l’aveugle par groupe de trois.

 

Domaine du Champ Chapron VdP du Val de Loire Gamay rosé: nez peu intense, arômes melon puis rose et groseille. La bouche est carbonique, assez vive sur la fin. Assez bien.

 

 

Côtes de Provence Domaine Gavoty Rosé 2010 (majorité grenache) : nez plus intense que le vin précédent, arôme de pamplemousse et de cédrat. La bouche est assez ronde, avec des notes fruits rouges et de bananes. Le vin est plus gras et plus long. Bien.

 

 

Côtes de Provence Château Minuty Rosé et or 2010 (majorité grenache) : nez intense, arômes cassis et végétal. En bouche, l’acidité est marquée. Le vin semble plutôt impersonnel. Salinité cependant rafraîchissante en fin de bouche. Moyen.

 

Côtes de Provence Château Sainte Roseline Lampe de méduse 2010 : vin réduit, renfermé. Nez intense aux arômes d’orange, de fraise et de rose une fois aéré. La bouche est vive & poivrée. Si le vin est plutôt persistant en bouche, c’est une impression de légèreté qui domine. Assez bien.

 

 

Vincenz Richter Schuler rotwein 2010 (Sachsen) : nez aux arômes de fraise et de rose. La bouche est un peu perlante et épicée, avec une impression salée. C’est un vin léger. Moyen+

 

 

Bandol Château Pibarnon 2010 : nez réduit avec des notes végétales. En bouche, des arômes groseille et réglisse. La bouche est assez ronde, puissante voire massive. C’est un vin de caractère, qui « propose quelque chose » avec une acidité de vin blanc selon Romain.  Je dois avouer que j’ai été quelque peu dérouté par la massivité de la bouche. Assez bien –.

 

 

Tavel Domaine de la Mordorée La Reine des bois 2009 : nez vineux avec une note cerise. La bouche est chaude et épicée. Le vin est rond et équilibré. Bien+

 

 

Bandol Domaine de la Bégude 2007 : nez aux arômes de gelée de cassis, compotée voire cuit. Des dégustateurs identifient des notes végétales. La bouche est chaude et fait penser à un vin cuit. Assez bien +

 

 

Anjou Domaine de Bablut 1980 : nez de champignon et de sous-bois. La bouche est plutôt chaude, avec des notes fumées caramel voire de bonbons. Assez bien.

 

Un rapide tour de table consacre le domaine Gavoty, puis ex aequo le domaine de la Mordorée et le domaine de la Bégude.

 

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