2010/2011 Sixième soirée Salivertivin du 8 février 2011

La soirée faisait suite à l’AG de l’association. AG de l’association accompagnée en guise de mise en bouched’un :

Domaine Mélaric

Saumur Blanc

Cuvée Bille de Roche 2008

En magnum

R : Doré léger. Or clair.

N : Pomme au four, intense. Chenin.

B : De la matière perceptibles dés l’attaque, beau volume. Persistance correcte.

Note : Bien++. J’ai bien accroché mais cela n’était pas consensuel certains le trouvant nettement inférieur à leurs dernières expériences sur cette même cuvée.

 

Pour la suite on attaque sérieux avec une thématique de la soirée sur : « Méthodes traditionnelles et pétillants de Loire (Vouvray et Montlouis-sur-Loire)» ou des bulles dans du chenin.

La problématique était : Peut on reconnaître à l’aveugle une méthode traditionnelle, un pétillant (des bulles sans liqueur de tirage) ou u n pétillant naturel (des bulles sans liqueur de tirage et sans liqueur d’expédition).

Chaque groupe de 2 ou 3 membres avait une ardoise Velleda pour annoncer avant levée d’anonymat de la bouteille son avis quand au trois catégories suscitées et noter le vin de 1 à 5.


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Introduction 

 

Un bref rappel technique nous a permis de préciser les différences d’élaboration entre les méthodes traditionnelles, les vins pétillants et les vins pétillants naturels.

Les méthodes traditionnelles (ou méthodes champenoises (terme réservé à la Champagne)) sont élaborées techniquement comme… des champagnes. La prise de mousse se fait sur une liqueur de tirage c’est-à-dire du sucre ajouté sur le vin clair après fermentation alcoolique de ces sucres naturels. L’élevage est souvent plus long. Il s’agit fréquemment (mais pas toujours) d’un assemblage de plusieurs millésimes.

Les pétillants et pétillants naturels acquièrent leur mousse en fermentant en bouteille une partie de leur sucres naturels (sans liqueur de tirage donc mais « levurage de tirage » possible).

Il en résulte des résultats plus aléatoires en terme de prise de mousse pour les vins pétillants que pour les méthodes traditionnelles avec fréquemment pour les premiers une mousse plus présente en prise en bouche et par la suite souvent plus « évanescente » et une mousse plus régulière pour les méthodes traditionnelles.

Les pétillants se différencie par cotre des pétillants naturels par l’existence d’une liqueur d’expédition dans les premiers (Un peu comme entre les Brut zéro ou zéro dosage et les brut en Champagne). Dans l’échantillonnage de cette soirée les sucres résiduels peuvent s’élever jusqu’à 15 g/l.

D’autre part Jocelyn nous a rappeler que les raisins était fréquemment plus mur pour l’élaboration des pétillants et que pour le chenin, maturité élevé = amertume également plus élevée.

 

Dégustation

 

Premier vin

 

Peu d’effervescence (tirage à environ 15 g/l de sucre résiduel)

 

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R : Pâle, or discret.

N : Intensité faible. Grande fraîcheur, presque vert. Vif.

B : Effervescence perceptible. Sec. Grande rigidité.

Faible longueur. Fait vin peu mûr.

« Finale saline » ©Frédéric

Note : 2

 

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Domaine de la Taille aux Loups

Jacky Blot

Triple Zéro

Montlouis pétillant naturel

Prix : 12 euros

 

 

 

 

 

 

 

Second vin

 

Effervescence très discrète.

R : Idem, Nuance verte.

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N : Intensité moyenne. Pomme Granny smith.

B : Beau volume en attaque puis se délite, fond en bouche. Rétro olfaction sur la pomme et la poire. Finale courte.

« Pas précis » ©Christophe

Note : 3

 

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Laurent Chatenay  

Pétillant naturel extra brut 

Montlouis 2009

Prix : 10.80 euros

 

 


 

 

 

 

 

 

Troisième vin

 

Pas d’effervescence visible

R : Doré très léger, pâle.

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N : Très intense. « Jus de pommes » ©Patrick

« Oxydé » pour certains, « Bien flingué » pour d’autres.

B : Très beau volume. Vrai finale. Un vrai vin mais non effervescent, et c’est bien là un des problème, le vin n’a pas fait ces bulles d’après Romain. Donc un pétillant… donc aléatoire… (Tirage à 12 g/l de sucre résiduel)

Accord difficile, pas apéritif c’est certain.

Note : 4. Nombreux autres proche de 0.

 

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Domaine Jousset

Bubulle

Montlouis pétillant naturel 2009.

Prix : 15.20 euros

 

Quatrième vin

 

Discret cordon, Pas de corolle.

R : Pâle, reflets verts.

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N : Nez brioché, discret, minéral.

B : Effervescence perceptible, tendu. Bon volume, bonne persistance.

Note 4

 

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Domaine Vigneau-ChevreauDSCF6117.JPG

Vouvray méthode traditionnelle

(Liqueur de tirage + dosage)

Prix : 6.50 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cinquième vin

 

Pas de mousse (tirage à environ 14 g/l de sucre résiduel)

R : Pâle, doré très léger.

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N : Intensité moyenne, poire, « citron confis » ©Christophe.

B : Tendu mais équilibré. Persistance moyenne -.

Note : 3

 

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Domaine La Grange Tiphaine

Damien Delecheneau 

Nouveau nez

Montlouis pétillant naturel

Prix : 13.50 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

Sixième vin

 

Très discret cordon, corolle présente.

R : Doré net.

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N : Note de grande maturité (coing).

B : Très mûr, très riche, sirupeux. Mariage réussi entre un vrai vin et une discrète effervescence même si celle-ci n’est pas particulièrement crémeuse (mais avis non consensuel)

Note : 3 (Polémique, 0 pour de nombreux dégustateurs)


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Domaine Vincent CarêmeDSCF6125.JPG

Brut « L’ancestral »

Vouvray pétillant naturel 2008

(Levurage de tirage)

Prix : 14.00 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

Septième vin

 

Vrai cordon, vraie corolle.

R : Doré, jaune peu soutenu.


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N : Levure, fermentaire…

B : Agressivité de la mousse… de la mousse et encore des bulles…

Pas de volume, Pas de finale mais tannicité sympathique sur la fin de bouche (8 à 10 g/l de sucre résiduel).

Note : 2

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Domaine des Aubussières

Bernard Fouquet

Méthode traditionnelle

Prix : 8.65 euros

 

Huitième vin

 

Cordon et corolle présents.

R : Pâle.

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N : Notes fermentaires.

B : Beau jus mûr. Bulle crémeuse (la première ?). Bonne tension malgré une sucrosité marquée. Bonne persistance même si sur la finale le vin est un peu empâtant.

Note : 3


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Domaine Sébastien BrunetDSCF6132.JPG

Vouvray Pétillant naturel

Prix : 10.50 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Neuvième vin

 

Pas de cordon, corolle faible.

R : Dorée.

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N : Fermentaire, mal défini, note de miel…

B : Un peu dure, tannicité et amertume (8 à 10 g/l de sucre résiduel).

Note : 2

 

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Domaine Vincent CarêmeDSCF6137.JPG

Méthode traditionnelle brut 2007

Prix : 11.00 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dixième vin

 

Cordon inexistant, corolle discrète.

R : Doré claire.

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N : Pain grillé, fumé, « silex chaud », comlexe.

B : Mousse crémeuse, sec, volume correct. Belle construction (Sucre 8.7 g/l, acidité 4.70 g/l, alcool 11.94 g/l).

Note : 4. Quasi unanimité.

 

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Domaine Huet

Vouvray pétillant « brut » 2005

(Levurage de tirage et Le Mont Première trie 2002 

pour la liqueur d’expédition )

Prix : 14.20 euros

 

 

 

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Onzième vin

 

Rare effervescence.

R : Doré claire.


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N : Irrespirable… réduit. Pour moi franchement désagréable. J’hésite à prendre en bouche.

B : Volume, Belle mousse. Pas une grande persistance.

Rétro olfaction sur les notes réduites dérangeante.

Note : 1 (Non consensuel)

 

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Domaine AlliasDSCF6146.JPG

Vouvray pétillant

Prix : 6.50 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir deux vins un peu plus âgés…

Un Pet, Pet Nat ou MT de Loire cela vieillis comment ?

 

Douzième vin

 

Bulle et cordon rare.

R : Dorée.

N : Caoutchouc, Notes d’évolution sur le mousseron.

B : Mousse un peu agressive. Bouche déstructurée. Pour moi le plaisir est moi évident que le nez le laissé présager.

Note : 3

Domaine du Clos Naudin

Philippe Foreau

Brut cuvée réserve

Méthode traditionnelle 2002

(Seul millésime de réserve avec  1995, 5 ans de vieillissement sur latte cantre 30 mois pour le brut classique.)

Prix : 20.50 euros

 

Treizième vin

 

Très peu d’effervescence visible à l’oeil.

R : Dorée intense.


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N : Beau nez levuraire d’évolution. Pas très complexe.

« Ananas » ©Romain

B : Effervescence en attaque, belle suite en bouche. Persistance moyenne.

Note : 3 (Moyenne des notes globalement élevées)

 

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Domaine HuetDSCF6150.JPG

Cuvée réserve

Vouvray pétillant naturel 1998

Prix : 15.00 euros

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

Belle, très belle dégustation de part le panel large dégusté et sa diversité.

Souvent des vins non consensuels… Certains pétillants n’étaient pas pétillants… Comment les juger ?

Cela confirme la plus grande difficulté de prise de mousse « reproductible » sur les pétillants et pétillants naturels. Les méthodes traditionnelles se rapprochent plus de nos référentiels d’effervescence champagne, plus reproductible mais plus « oenologiquement » maîtrisé. On perd le charme… de la surprise…

L’identification entre MT et P, PN sur l’effervescence a généralement était relativement aisée. Par contre entre P et PN il m’a semblé plus difficile d’établir de manière nette à l’aveugle une différence une partie non négligeable des PN travaillant bien avec des maturité élevée pouvaient obtenir des taux de sucres résiduels aussi élevé que les P aprés adjonction de liqueur d’éxpédition surtout si réalisée en peu dosé.

 

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Ressortent de la dégustation quelques vins consensuels et de très beau niveau :

Domaine Vigneau-Chevreau

Vouvray méthode traditionnelle

De très beau rapport qualité / prix,

Domaine Huet

Vouvray pétillant brut 2005

Peut être même plus apprécié que le beau :

Domaine Huet

Cuvée réserve

Vouvray pétillant naturel 1998

D’autres vins sont carrément polémique et font le grand écart entre les amateurs et les détracteurs :

Domaine Vincent Carême

Brut “L’ancestral” Pétillant naturel 2008

Ou

Domaine Allias

Vouvray pétillant. 

 

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