Compte-Rendu Séance Roussanne

Mesdames, Messieurs, vous trouverez ci-dessous les judicieuses notes de dégustation de Romain sur la séance Vertivinus consacrée au somptueux cépage “Roussanne”.

 

Chignin-Bergeron – Louis Magnin 2006 (prix NC)

Nez : Assez intense sur une dominante florale et amande; les nuances de noisette et empyreumatiques apparaissent à l’aération, on remarque une impression lactique assez forte.

Bouche : épaisse et gourmande, l’alcool s’avère toutefois présent, on retrouve une impression très beurrée. Belle structure mais manque un peu de complexité. Bien

 

Vin de Pays des Bouches du Rhône Domaine d’Estoublon Roussanne 2005 (prix NC)

Nez : moyennement intense sur des notes grillées, beurrées, fruits très mûrs, presque cuit, bois.

Bouche: très épaisse, et fortement marquée par le bois avec une impression vanillée, l’astringence et l’amertume du bois sont assez prononcés. La finale, assez lactique, est dominée par des arômes de vanille et d’épices. Beaucoup de chaleur. Un vin qui recueille nombre de suffrage. Très standard et basique. Bien.

 

Chignin-Bergeron – Pascal et Annick Quenard – Cuvée Noë 2005 (11€ – Propriété)

Nez : assez discret dans un premier temps, mais on est vite saisi par la complexité de l’expression aromatique. L’impression globale est très florale avec des notes de rose et de lila, puis des odeurs évoquant la cassonade, la craie, vanille, girofle et l’anis.

Bouche : ronde sur l’attaque, elle est encadrée par une acidité remarquablement fondue et fine et relevée par une légère amertume en finale. La structure aromatique sur une ambiance fruité, florale, épices et légèrement minéral perdure.

Beau vin, magnifique complexité. Très Bien.

 

Australie – Mc Laren Vale – D’Arenberg – The Money Spider. Roussanne 2004. (11.90€ www.belvini.de )

Nez : très intense sur des notes puissantes d’hydrocarbure et de thym qui évoquent la réduction pour certain, on se croirait sur un riesling évolué; dans un second temps, l’aération laisse échapper des notes de citrons confits, tisane, tilleul, anis et badiane. Une jolie complexité pour une expression surprenante et originale.

Bouche : assez équilibrée malgré une acidité puissante quelque peu pointue en finale, les notes pétrolées et de citrons confits perdurent avec une jolie persistance. Un vin contesté, mais j’apprécie l’expression et l’originalité. Très Bien.

 

Crozes-Hermitage Domaine des Bruyères – David Reynaud – Aux Bêtises d’Eloïse et Léa 2007 (Cave Jules Verne Nantes – 13.25€)

Nez : assez intense légèrement marqué par des notes de crème et de beurre; on distingue une belle expression aromatique avec des odeurs rappelant la châtaigne, le café vert, le jasmin, le cèdre et la poire. Un peu fermentaire.

Bouche : vive et précise sur l’attaque, on est séduit par une belle matière très tendue. La rétro-olfaction est puissante sur des arômes de verveine, cédrat, épices et poires.

Beau vin, encore jeune. Très Bien +.

 

Vin de Pays de la Drôme – Serre le Condorcet – Roussanne 2004 (Vins étonnants – 15€)

Nez : assez intense, légèrement oxydatif, dominé par une impression confite.  Peu de complexité.

Bouche : léger bouchon. Impression globale épicée mais le vin ne semble pas net.

Décevant.

 

Chignin-Bergeron – Louis Magnin – Grand Orque 2006 (Propriété – prix NC)

Nez : intense avec des notes fraîches, des variations autours d’odeurs de cire, fumée, amandes fraîches écrasées.

Bouche : très épaisse sur l’attaque, la matière est soutenue par une superbe acidité très nette. On retrouve la même structure aromatique avec une impression légèrement lactique en finale.

Assurément un très gros potentiel, mais ce vin demande encore un peu de temps.

Bien.

 

Chignin-Bergeron – Louis Magnin – Grand Orque 2005 (Propriété – prix NC)

Nez : intense sur des notes de cire, poire, minérale (craie), badiane, fenouil, angélique confite, chaque inspiration semble nous faire découvrir de nouvelles nuances.

Bouche : concentrée et ronde, on se laisse emporter par une complexité aromatique remarquable avec des arômes d’abricot, d’amande, de miel; seule une pointe de  soufre vient assombrir ce bien beau tableau. Très belle expression de Bergeron. Étonnant comme ce vin s’avère nettement plus évolué que  le 2006.

Très Bien.

 

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